Plein écran
© BELGA

Charles Michel: “A force d'exclusives, on va rendre le pays ingouvernable”

Le président du MR Charles Michel a mis en garde mardi contre l'édiction d'exclusives entre partis avant les élections, car elles risquent à ses yeux de rendre le pays ingouvernable. Il réagissait aux propos du co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet qui, sur Bel-RTL, a répété mardi matin qu'il n'y avait "pas de compromis possible" entre son parti et la N-VA. 

Dans L'Echo, le président du cdH Maxime Prévôt assurait quant à lui que, "en aucun cas", son parti ne voulait contribuer à la mise en place d'un gouvernement avec la N-VA. "Une fois pour toutes, ce sera avec le PS sans la N-VA, ou bien avec la N-VA sans le PS", avaient clarifié ce week-end les socialistes.

"Ce qui compte, c'est le projet d'un gouvernement stable, qui donne la capacité à poursuivre des réformes économiques et sociales pour le pays", a répondu M. Michel, lors d'une visite de campagne avec l'Open Vld au centre de Bruxelles. "Ce qui compte, ce ne sont pas des exclusives contre l'un ou l'autre partenaire, mais savoir avec quel partenaire, le 27 mai, on peut mettre en œuvre un programme qui corresponde aux engagement de l'Open Vld et du MR. A force d'exclusives, on va rendre le pays ingouvernable, et l'on sera à nouveau à 541 jours de crise", a ajouté le Premier ministre du gouvernement démissionnaire.

La présidente de l'Open Vld, Gwendolyne Rutten, a abondé dans ce sens, rappelant toutefois les exclusives que mettent les libéraux contre les partis extrémistes. "Nous ne voulons pas nous diriger vers des blocages. Nous avons déjà perdu un an en 2019, nous ne pouvons pas perdre du temps en 2020", a-t-elle dit, en évoquant le régime d'affaires courantes dont doit se contenter la coalition MR-CD&V-Open Vld depuis le départ de la N-VA du gouvernement fédéral.

Rutten: “Les libéraux, le ciment du pays”

Les libéraux flamands et francophones s'étaient réunis mardi midi devant une friterie de la place de la Monnaie, au cœur de Bruxelles, pour réaffirmer leurs points communs. Ils ont mis l'accent sur cinq priorités: une augmentation du salaire net d'au moins 1.000 euros par an, une pension d'au moins 1.500 euros par mois, le soutien aux entrepreneurs (extension de la suppression des cotisations sociales aux 2e et 3e emplois créés), la conciliation entre vie professionnelle et familiale et l'investissement dans l'innovation et le climat.

"Les libéraux forment le ciment de la stabilité du pays", ont martelé Mme Rutten et M. Michel, trois jours après que M. Michel et le président du CD&V Wouter Beke ont réaffirmé leur volonté de poursuivre l'axe socio-économique qu'ils forment depuis 2014.

Un sondage publié vendredi pour Le Soir, RTL-TVI, VTM et Het Laatste Nieuws a fait apparaître que la Suédoise n'aurait plus la majorité à la Chambre, même avec l'appoint du cdH. Une coalition émergente serait l'arc-en-ciel, composé des socialistes, des écologistes et des libéraux, et donc sans les partis chrétiens. Mais cette coalition serait minoritaire du côté flamand.

  1. Le CEO de Sibelga: "La transition énergétique va entrer chez tous les Bruxellois”

    Le CEO de Sibelga: "La transition énergéti­que va entrer chez tous les Bruxellois”

    "Nous avons à l'horizon 2050, une vision très ambitieuse pour Bruxelles... Premièrement, nous imaginons que tout le bâti bruxellois sera soit passif, soit à très faible consommation énergétique, ce qui nous impacte directement, puisque 90% des Bruxellois se chauffent au gaz", annonce samedi Marie-Pierre Fauconnier, CEO de Sibelga dans les colonnes du journal L'Echo où elle dévoile son plan de stratégie pour le gestionnaire des réseaux de distribution de gaz et d'électricité bruxellois.