Charles Michel sur la loi climat: "Il y a toujours quelqu'un qui paie l'addition"

VideoCharles Michel était l'invité de la matinale sur Bel RTL. L'occasion pour le Premier ministre de revenir sur certains sujets comme la loi climat, son retour à la présidence du MR et sur le projet d'accord interprofessionnel.

Premier ministre d'un gouvernement en affaires courantes, Charles Michel a récemment repris la présidence du MR à Olivier Chastel pour guider les libéraux jusqu'aux élections du 26 mai. Une double casquette dénoncée par une partie de l'opposition, mais également au sein du MR...

"Je suis un et indivisible", déclare Charles Michel qui rappelle que le Roi a accepté sa démission en décembre de son poste de Premier ministre. Néanmoins, il assure qu'il ne chôme pas au sein du gouvernement. "De nouvelles décisions ont été prises ces dernières semaines: sur les conséquences du Brexit, sur la réforme du code des sociétés, sur le budget mobilité", pointe Charles Michel qui concède néanmoins que l'heure est désormais à la campagne électorale.

"J'appelle ceux qui veulent surfer sur l'émotion à du sérieux"
Après de longues négociations, les partenaires sociaux ont conclu un projet d'accord interprofessionnel 2019-2020. Un projet qui ne convient pas à la FGTB wallonne. Face au blocage qui se profile, Charles Michel "en appelle à la responsabilité" de l'organisation syndicale. Et le libéral de rappeler que sous le gouvernement Di Rupo, aucun accord interprofessionnel n'a été conclu contre deux sous son gouvernement.

Que faire des djihadistes belges et de leur famille? "Ma priorité est de garantir la sécurité en Belgique et en Europe", affirme Charles Michel qui préfèrerait que ceux-ci soient jugés dans la région où ils ont commis des crimes plutôt qu'en Belgique.

La fameuse loi climat a-t-elle une chance de passer avant les élections? "Je ne peux prédire ce qu'il se passera mais je veux être clair sur le sujet: cette loi climat, si elle exprime des ambitions et des méthodes pour être plus efficace, est une bonne chose mais nos citoyens qui veulent des efforts supplémentaires pour le climat doivent comprendre que lorsqu'on prend des mesures, il y a un impact. Le financement ne tombe pas du ciel, il y a toujours quelqu'un qui paie l'addition. Et souvent, ce sont les classes moyennes, les gens qui travaillent avec des bas et des moyens salaires", fait-il remarquer. "J'appelle ceux qui veulent surfer sur l'émotion à du sérieux", conclut Charles Michel avec une pique lancée à Ecolo.