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Crise politique à Anderlues: le dernier conseil communal a été annulé

Mise à jourAvec 14 sièges sur 23 contre neuf pour le parti Anderlues J’y Crois (AJC), le Parti Socialiste (PS) détient une majorité au conseil communal. Suite à des dissensions internes, un groupe de cinq élus socialistes a pris ses distances vis-à-vis d’un groupe de dix conduit par le député-bourgmestre d’Anderlues, Philippe Tison. Devant cette situation, la majorité au conseil communal est menacée.

Anderlues J’y Crois et cinq membres du Parti Socialiste anderlusien ne se sont pas présentés au conseil communal du 11 février dernier. Par conséquent, ce conseil communal a été reporté à une date ultérieure puisque le quorum de présence n’était pas atteint.

L’un des élus socialistes qui a fait défaut, Guglielmo Pastorelli, est grippé. Il nous a également expliqué que Nathalie Gourmeur avait un rendez-vous avec son chirurgien. Quant à Rudy Zanola et Michaël Guyaux, ils ont été retenus par leurs boulots. L’absence des quatre dissidents du PS serait donc une coïncidence fortuite. Par contre, notre interlocuteur ne sait pas pourquoi Franco Bacati s’est absenté. 

Soif de pouvoir

Pour l’AJC, les dissensions répétées au PS local l’ont conduit à prendre cette décision lourde de conséquences: “Devant le blocage profond au sein du groupe PS, le Boulevard de l’Empereur dépêche des médiateurs chargés de clarifier la situation et éventuellement trouver un terrain d’entente entre les factions du PS. Objectif avoué: conserver le pouvoir dans les mêmes conditions. Entretemps, ordre est donné aux ouailles socialistes anderlusiennes de minimiser la situation devant la population, de ne pas communiquer avec les médias et encore moins avec la minorité AJC.”

Ses critiques en préambule du conseil communal remis sont particulièrement acerbes: “Le Boulevard de l’Empereur nous crache au visage son manque de respect, son égoïsme, sa soif de pouvoir. Ne pas prendre en considération AJC, donner l’ordre de nous nier est un véritable affront. Avec ses relents dignes de l’URSS, le PS se croit parti unique et tout permis. Puisqu’il en est ainsi, qu’il fasse sans nous ce 11 février. Peut-être notre absence lui permettra de se souvenir que le monde entier n’est pas PS, que d’autres partis politiques existent, qu’il ne peut pas agir comme il le fait dans une démocratie ‘consociative’.”

Bonne volonté

Pourtant, AJC pense avoir fait preuve de bonne volonté jusqu’ici: “Nous n’avons jamais tenté de tirer profit de cette situation de crise chez un concurrent politique ni de l’envenimer. En politique, peu auraient eu un comportement aussi digne. Nous avons démontré que nous plaçons l’intérêt général et la stabilité de la commune en valeurs suprêmes. Cette situation aurait pourtant été une occasion en or d’enfoncer un parti concurrent coupable de ses errements.”

(Im)patience

Guglielmo Pastorelli comprend le ras-le-bol de ses adversaires politiques, mais il ne s’inquiète pas encore: “J’ai confiance en notre président de parti, Paul Magnette. Laissons la tutelle et la Commission de Vigilance faire leur travail!”

Désormais, tout le monde à Anderlues attend que la tutelle du PS rende son rapport sur la situation politique au sein de sa section locale. Histoire de prendre des décisions définitives et de dégager une solution pour l’avenir! Car il est évident qu’une telle situation ne peut perdurer.

Pour sa part, Guglielmo Pastorelli pense qu’un dénouement dans cette histoire devrait intervenir d’ici la fin du mois. Pour rappel, c’est depuis le 8 novembre dernier que l’Union Socialiste Communale d’Anderlues a été mise sous tutelle par le quartier général à Bruxelles.

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