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Dans l’enfer de la viande chevaline en Argentine, en Uruguay et au Canada

Gaia veut interdire l'importation de la viande de cheval provenant d'Amérique du Sud, a indiqué l'association belge de défense des droits des animaux mardi soir sur VTM NEWS, après avoir filmé et distribué aux médias des images de chevaux maltraités en Argentine et en Uruguay. 

La FEBEV (Fédération Belge de la Viande) a réagi en déclarant qu'elle prenait déjà des mesures en faveur du bien-être animal. L'année dernière, la Belgique, deuxième plus gros acheteur de l'UE, a importé 3.585 tonnes de viande de cheval en provenance d'Argentine et d'Uruguay. 

“Il est grand temps que tous les supermarchés belges cessent de vendre cette viande cruelle, en provenance d’Argentine, d’Uruguay et du Canada (...) Notre première enquête sur la souffrance des chevaux en Amérique latine date de 2010. Depuis, l’industrie a fait de nombreuses promesses, mais en réalité, la situation ne s’est pas vraiment améliorée”, dénonce la directrice de GAIA, Ann De Greef.  

Chevaux maltraités et affamés

Gaia a ramené des images de chevaux maltraités, affamés et blessés. “On voudrait que les gens réalisent que la viande de cheval provenant d'Amérique latine peut venir de ces chevaux sévèrement battus”, a-t-elle ajouté sur VTM NEWS. “Nous exhortons également la Commission européenne à interdire les importations en provenance de ces pays, comme ce fut le cas pour le Brésil et le Mexique”, souligne-t-elle. 

Aucun soin vétérinaire

Les chevaux épuisés, malades voire mourants ne reçoivent aucun soin vétérinaire. Tant en Amérique latine qu’au Canada, les chevaux sont peu ou pas protégés contre les conditions climatiques extrêmes. Au Canada, les chevaux passent des mois à l’extérieur dans un froid glacial, à des températures allant jusqu’à - 30°C. Les poulains meurent de froid à la naissance. L’origine des chevaux est souvent inconnue, mais pas la destination de leur viande : l’Europe et surtout la Belgique, qui reste une des principales plaques tournantes de cette industrie, précise l’organisation.

Via www.gaia.be/fr, chacun peut envoyer un e-mail de protestation aux supermarchés (Carrefour, Match et Renmans) qui vendent encore de la viande de cheval issue de ces pays. 

Affaire prise au sérieux

La FEBEV prend l'affaire au sérieux. “Nous venons de visionner les images que Gaia a distribuées aux médias. Nous les étudierons plus en profondeur avec l'équipe de l'université catholique de Louvain (KULeuven)”, a déclaré Michael Gore, directeur général de la FEBEV. La Fédération a aussi fait référence au projet Respectful Life, une initiative conjointe entre la FEBEV et l'Université catholique de Louvain (KULeuven), dont le but est l'optimisation du bien-être des chevaux au sein de la chaine d'approvisionnement en viande équine. “Les conclusions et recommandations des chercheurs sont prises en compte afin de mettre en œuvre des solutions structurelles durables pour le bien-être des animaux", souligne Michael Gore.

Images préoccupantes

De plus, des chercheurs de la KULeuven se rendent régulièrement dans les pays concernés depuis 2015. “Chaque année, les résultats indiquent une amélioration des conditions en faveur du bien-être des animaux. Cela contraste nettement avec les images distribuées par Gaia aujourd'hui. Nous examinerons les informations des deux parties.”

Enfin, la FEBEV trouve regrettable que Gaia ne pense pas en termes de solutions et se limite à se plaindre sans vouloir réfléchir aux solutions possibles.

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