Plein écran
© BELGA

David Clarinval: “Ce sera l'arc-en-ciel avec le CD&V ou les élections”

Mise à jourLes libéraux abandonnent l'idée d'un gouvernement fédéral autour du PS et de la N-VA pour privilégier un arc-en-ciel (socialistes, libéraux et écologistes) élargi au CD&V, comme le déclare samedi le vice-Premier ministre David Clarinval (MR) dans les colonnes de La Libre et de la Dernière Heure. Si cela s'avère impossible, ce sera les élections.

"En faisant en sorte d'être isolé, (Bart De Wever) est en train de devenir le père de l'arc-en-ciel...", déclare le ministre du Budget et de la Fonction publique. "Ça va faire un an que le gouvernement Michel est tombé. Il est temps de prendre le taureau par les cornes."

Soit l’arc-en-ciel élargi, soit des élections 

Tant l'hypothèse d'une alliance PS-N-VA que celle d'une Suédoise (N-VA, MR, CD&V, Open VLD) sont impossibles, selon lui. "Que reste-t-il? L'arc-en-ciel. Mais l'arc-en-ciel classique, avec 76 députés sur 150, on estime, au MR, que c'est trop court. Il faut donc ajouter un parti flamand, ce qui, en plus, équilibre la proportion entre francophones et flamands. Si c'est le CD&V, on a des proportions acceptables. Enfin, le quatrième scénario, ce sont les élections."

Pour le MR, la situation est donc la suivante: soit l'arc-en-ciel élargi au CD&V, soit des élections. Par ailleurs, David Clarinval souligne que la note élaborée par Paul Magnette (PS) lors de sa mission d'information devra être adapté dans le sens des libéraux ("plus équilibrée") pour pouvoir aboutir à un véritable accord.

Clarinval nuance ses déclarations

“La priorité, aujourd’hui, est de donner au pays un gouvernement de plein exercice. Dans ce cadre, la responsabilité première est de réunir le PS et la NV-A autour de la table des informateurs pour comprendre ce qui n’a jusqu’ici pas permis aux deux plus grands partis de s’engager dans la voie d’une solution”, précise samedi le ministre du Budget, David Clarinval, alors que les contacts avec les informateurs doivent se poursuivre ce week-end.

“Je veux rappeler qu’il y a une multitude de coalitions possibles même si certaines ont été jusqu’ici plus étudiée que d’autres. Il faut rester ouvert à toute option pouvant apporter une solution”, nuance-t-il désormais en assurant que “les élections seraient une hypothèse de renoncement et un risque très important de déboucher sur une impasse”.

“L’important pour le MR, c’est le projet de fond et nous ne nous enfermons pas dans une formule préétablie. Il faut des acquis forts sur le pouvoir d’achat, progresser fortement en matière de développement durable et assurer le respect de l’autorité de l’Etat”, conclut-il.