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Francois De Smet succède à Olivier Maingain à la présidence de DéFI © BELGA

DéFI tourne une page de son histoire: François De Smet est le nouveau président du parti

Mise à jourLes militants de DéFI ont tourné dimanche la page d'un quart de siècle de l'histoire de leur parti, en grande partie incarnée par leur président sortant Olivier Maingain. Ils ont désigné François De Smet président lors d'un congrès organisé à Bruxelles, sur le site de Tour et Taxis, au coeur de la capitale. Un seul tour a suffi à entériner son élection.

 Les militants de DéFI réunis dimanche en congrès électoral à Bruxelles ont élu François De Smet, 42 ans, à la présidence de la formation amarante en un seul tour de scrutin, le créditant de 62,3% des voix. Son principal challenger, Christophe Magdalijns (48 ans) a recueilli 34,5% des suffrages. Quant aux candidats wallons Jean-Claude Cremer (73 ans) et Julie Leclercq (31 ans), ils ont obtenu respectivement 1,3% et 1,9% des voix. Le congrès a été mis à profit pour rendre un vibrant hommage à Olivier Maingain qui a occupé la présidence du parti durant près de 25 ans.

Qui est François De Smet?

Né le 3 mai 1977, François De Smet est Docteur en philosophie de l’ULB, diplômé d’Études Approfondies (DEA) Transdisciplinaire plurifacultaire. Avant sa récente apparition à la Chambre, à l’issue du scrutin du mois de mai dernier, il a fréquenté le monde politique via son expérience d’attaché, puis de conseiller de l’ex-ministre président libéral du gouvernement de la Communauté française, Hervé Hasquin, de 1999 à 2004. Il a ensuite exercé d’autres fonctions au sein du ministère de la Communauté française. 

Fort d’une expérience de collaborateur au Centre pour l’Égalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (2006-2010), il s’est fait connaître, au cours des dernières années, comme directeur du Centre fédéral de la Migration (Myria) (2015-2019).

L'élection elle-même a eu lieu de 9h à 11h. Au-delà de l'élection, la succession ne sera pas une mince affaire pour le successeur d’Olivier Maingain tant celui-ci a été omniprésent, par sa personnalité, mais aussi par sa maîtrise des enjeux institutionnels et politiques du pays.

Avec Olivier Maingain, la formation amarante a connu une réelle mutation: l'explosion, en 2011, de la coalition qu'elle formait, depuis 1993, avec le MR, sur une divergence d'approche du projet de scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans l'élargissement de Bruxelles; l'ouverture à des thématiques plus larges par le prisme d'une doctrine libérale sociale assumée face à un MR davantage prêt à des compromis avec des libéraux plus conservateurs, en Flandre; un changement de nom en 2015; une ouverture vers la Wallonie où, fort de quelques dizaines d'élus locaux et provinciaux, DéFI n'a jusqu'à présent pas décroché de siège au parlement régional...

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Olivier Maingain passe le flambeau © BELGA

À l'interne, la structure du parti à quelque peu évolué avec la désignation de présidences pour Bruxelles, la Wallonie, et la périphérie. L'émergence d'une nouvelle personnalité à la tête du parti né en 1964, pourrait aussi annoncer un approfondissement de la démocratie interne et de la doctrine. François De Smet avait le soutien affiché parfois publiquement par des ténors du parti. L'inconnue résidait réellement dans l'attachement que les candidats avaient réussi à susciter au cours des récents débats internes.