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Des conditions de transports scolaires qui frisent la maltraitance

Un groupe inter-réseaux de directeurs de l'enseignement spécialisé en Brabant wallon a dénoncé, ce vendredi, les conditions de transports scolaires.
 
Pour rejoindre leur école spécialisée, 137 jeunes du Brabant wallon passent plus de trois heures par jour dans les transports scolaires, parfois sans encadrement adéquat. Les directeurs demandent qu'on affecte des moyens immédiatement, et que des solutions structurelles soient mises en place.
 
Le groupe a analysé les horaires des 30 circuits de transports scolaires du Brabant wallon. Il s'avère que 137 élèves de l'enseignement spécialisés passent plus de 3 heures par jour dans les transports, 21 y passent plus de 4 heures, 6 plus de 5 heures, et un cas "extrême" plus de 7 heures. Les responsables affirment ne pas être entendus par les ministres compétents et tirent la sonnette d'alarme.
 
"Ces situations sont inacceptables, on peut en assimiler certaines à de la maltraitance. Ces problèmes, on les trouve dans toute la Communauté française, même si on doit dire aussi que dans 80% des cas, les transports scolaires fonctionnent bien. Le souci, ce sont des problèmes budgétaires énormes", explique Francis Bruyndonckx, le secrétaire général adjoint du Segec.
 
Les directeurs ne mettent pas en cause le TEC Brabant wallon, "qui doit travailler avec un budget limité". Ils estiment qu'en plus de circuits trop longs, le nombre de véhicules adaptés est insuffisant, et l'accompagnement dans les bus est déficient.
 
Le groupe a écrit au ministre régional compétent, Philippe Henry (Ecolo) et le rencontrera le 10 février. (belga)