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Des familles menacent les médecins d'actions en justice pour obtenir un lit en soins intensifs

CoronavirusLe journal Mediquality révèle que de nombreux médecins subissent des menaces de poursuites judiciaires de la part de familles, pour admettre des patients âgés aux soins intensifs, notamment en région liégeoise.

Au nouveau Centre hospitalier chrétien MontLégia, à Liège, le service des soins intensifs aurait été sous la menace d'un jugement en référé imposant la mise sur respirateur d'un patient de 91 ans, atteint de nombreuses co-morbidités. Et le cas ne serait pas unique.

Dans un autre hôpital de la région liégeoise, un interniste confirme: "Ce que nous voyons aussi, ce sont des patients qui nous sont envoyés par leur généraliste sous la pression de familles, qui là aussi menacent de poursuites en cas de refus d'hospitaliser.”

Si ces menaces interpellent, il reste que la loi sur les droits du patient impose au médecin de respecter la volonté du patient, indique Mediquality. "Théoriquement, il n'est donc en effet pas impensable qu'un juge puisse effectivement être saisi en référé pour perte de chance ou même pour non-respect de la loi sur les droits du patient en cas de refus d'admission aux soins intensifs", écrit le média médical. "Il pourrait même assortir son verdict d'une astreinte en cas de non-exécution.”

“Le comportement abject d'un ancien avocat radié”

Les pressions subies par plusieurs médecins dans le cadre de la crise du Covid-19, à Liège notamment, n’ont pas été exercées par des avocats, affirme lundi Avocats.be, qui regroupe les barreaux francophone et germanophones. Le bâtonnier de Liège confirme n’avoir reçu aucune plainte.

Avocats.be pointe une association “constituée par un ancien avocat radié il y a deux ans suite à une procédure disciplinaire”. “Un tel comportement est abject. Il est aux antipodes de ce qu’est un avocat”, souligne Xavier Van Gils, président d’Avocats.be. “Si des avocats devaient agir de la sorte, ils ne manqueraient pas d’être poursuivis devant les instances disciplinaires”, poursuit-il.

Les médecins doivent en principe respecter la volonté de leurs patients, mais ils gardent une liberté thérapeutique et il s’agit avant tout de mettre tous les moyens en œuvre pour sauver les malades. “C’est ce qu’ils font tous les jours, dans des conditions excessivement difficiles”, poursuit Xavier Van Gils.

L’ASBL Défendez-vous sans avocats, pointée du doigt, nie tout démarchage dans les hôpitaux. Son fondateur, Noël Plumat, a néanmoins rédigé un article qui aborde la responsabilité d’un médecin qui ne prescrirait pas d’hydroxychloroquine à son patient. 

  1. Match de foot clandestin à Visé: il n'y aura pas de poursuite

    Match de foot clandestin à Visé: il n'y aura pas de poursuite

    Plusieurs individus présents lors du match de foot organisé sur la plaine des sports à Visé, mercredi, ont été identifiés et devront payer une amende de 250 euros, a précisé la zone de police Basse-Meuse. De son côté, le parquet de Liège précise que "des transactions seront dans un premier temps envoyées". Les policiers de la zone de police Basse-Meuse étaient intervenus, mercredi en fin de journée, à Visé, où un match de foot avec de nombreux spectateurs avait lieu, avait indiqué l'échevin Julien Woolf sur sa page Facebook.