Plein écran
© AFP

Des femmes juristes belges se mobilisent pour racheter la peine de Nasrin Sotoudeh

Avec le soutien de Fem&Law et d'Avocats.be, un collectif de femmes juristes belges propose mercredi de racheter la peine de Nasrin Sotoudeh, avocate iranienne condamnée en mars dernier à 38 ans de prison et à 148 coups de fouet pour son engagement féministe. 

En 24 heures, des femmes juristes belges se sont déjà engagées pour une cinquantaine de coups de fouets et plus de 200 jours de prison. L'appel est lancé à l'ensemble des femmes juristes dans le monde.

En respect d'un principe appliqué notamment en Chine antique, la substitution de peine ne s'adresse qu'aux femmes juristes, mais tout le monde peut soutenir financièrement l'action afin que les trajets et les frais médicaux soient pris en charge. Plus de 1.000 euros de promesses de dons ont été obtenus via le site www.libereznasrinsotoudeh.be.

Me Nasrin Sotoudeh a été condamnée pour conspiration, incitation à la corruption et à la prostitution, propagande contre le système, troubles à l'ordre public et espionnage. Elle défend en fait de nombreuses militantes qui s'opposent publiquement au port obligatoire du voile.

“Une peine moyenâgeuse”

C'est Sibylle Gioe, avocate au barreau de Liège et engagée dans la défense des avocats menacés dans le monde, qui a eu cette idée après l'annonce de cette condamnation, alors qu'elle revenait d'une observation de procès en Turquie. "Face à cette peine moyenâgeuse, je me suis dit qu'il fallait riposter sur le même terrain", explique-t-elle. "Le rachat de peines ou la substitution de personnes pour les effectuer sont des pratiques qui existaient au XIIIe siècle. Cette action permet de souligner à la fois le caractère inhumain de sa peine et son engagement politique et féministe. Proposons à l'Iran, en échange de Nasrin Sotoudeh, de la 'chair' de juriste engagée!".

Les autorités diplomatiques belges ont été invitées à soutenir cette initiative en accompagnant le groupe en Iran afin de vérifier les conditions de détention et d'assister aux séances de coups de fouet.

  1. L'office des étrangers remet les visites domiciliaires sur le tapis

    L'office des étrangers remet les visites domiciliai­res sur le tapis

    L'association des juges d'instruction a été dûment conviée, le 27 septembre prochain, pour faire connaître son "avis" et ses "préoccupations" sur le projet de loi relatif aux visites domiciliaires du 7 décembre 2017 devant la commission temporaire chargée d'évaluer la politique de retour volontaire et d'éloignement forcé des étrangers, écrit La Libre Belgique, mercredi. Une invitation étrange, étant donné que le gouvernement est en affaires courantes et que ce projet de loi controversé date de la législature précédente.
  2. Pourquoi le médicament qui peut sauver Pia coûte-t-il près de 2 millions d’euros?

    Pourquoi le médicament qui peut sauver Pia coû­te-t-il près de 2 millions d’euros?

    La petite Pia, un bébé de neuf mois, est atteinte d’amyotrophie spinale, une maladie génétique rare qui se caractérise par une faiblesse musculaire progressive. Seul le Zolgensma, un médicament disponible uniquement aux Etats-Unis, pourrait sauver la petite. Coût du produit: 1,9 millions d’euros. Question que tout le monde se pose: comment un traitement capable de sauver une vie humaine peut-il coûter si cher?
  3. Les Belges et le climat: qu’attendez-vous du monde politique?

    Les Belges et le climat: qu’attendez-vous du monde politique?

    Près de 60% des répondants à la consultation publique en ligne sur le Plan national Énergie Climat (PNEC) demandent du courage et une vision à long terme de la part du monde politique, indiquent mercredi les différents ministres régionaux et du fédéral compétents en matière d'Énergie et de Climat. Une très grande majorité des 60.000 répondants estime que la poursuite du développement des énergies renouvelables devrait être une priorité et qu'il faut investir davantage dans les éoliennes en mer pour la production d'énergie offshore.