Des policiers violentés à Anderlecht, une enquête ouverte: “Pas une commune facile”

Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête après la diffusion par le syndicat libre de la Fonction publique (SLFP) d'une vidéo montrant des policiers molestés lors d'une intervention à Anderlecht. L'information rapportée jeudi par la RTBF dans son journal de la mi-journée a été confirmée par le parquet de Bruxelles.

Dans la vidéo en question, des policiers, en train de procéder à l'arrestation d'un individu, sont pris à partie par des passants, insultés et violentés. Le syndicat libéral a partagé cette vidéo sur sa page Facebook pour attirer l'attention sur le fait que cela ne peut pas continuer de la sorte pour les policiers bruxellois.  "Une enquête pour coups et blessures volontaires a été ouverte afin d'identifier les suspects", a confirmé la porte-parole du parquet, Stéphanie Lagasse.

Le bourgmestre d’Anderlecht Fabrice Cumps (PS) reconnaît que ce n’est pas toujours facile pour la police d’intervenir dans sa commune. Le bourgmestre défend la police et souligne qu’elle suit les instructions visant à combattre les délits sur le territoire anderlechtois.

Les commerçants situés chaussée de Mons, où se déroule la vidéo, et dans les environs, se sont plaints à la police et auprès des autorités communales du nombre croissant de vols à l’étalage. Le bourgmestre a donc donné instruction à la police, il y a quelques jours, d’envisager des contrôles plus sévères afin d’identifier les voleurs.

“Il ne faut pas tomber dans la caricature”

“Lors de l’intervention (filmée par un amateur, NDLR), cette instruction a été suivie et la police a tenté d’intercepter des voleurs. Nous savons que ce n’est pas une commune facile. Je me suis immédiatement informé de l’état de santé des policiers”, a indiqué jeudi le bourgmestre.

Lors d’un précédent incident impliquant forces de l’ordre et riverains, qui avait conduit au décès d’un jeune de 19 ans, le secrétaire d’État bruxellois Pascal Smet s’était interrogé sur la nécessité de tels contrôles policiers. “Il ne faut pas tomber dans la caricature et affirmer que police et jeunes sont en guerre. Il ne faut pas faire des généralisations avec les jeunes”, estime M. Cumps.

Aucune solution toute faite n’existe, mais le soutien des autorités fédérales envers les différentes zones de police est une nouvelle fois sollicité. “C’est surtout le gouvernement fédéral qui peut faire plus et financer de manière correcte les zones de polices. Le financement actuel ne correspond plus depuis longtemps au contexte actuel”, commente le bourgmestre d’Anderlecht. 

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