Des sculptures plus vraies que nature au musée de la Boverie

ArtUne nouvelle exposition à la fois passionnante et dérangeante s’installe dans le musée de la Boverie, à Liège, dès ce vendredi 22 novembre. “Ceci n’est pas un corps” présente des sculptures hyperréalistes dans une démarche de questionnement du soi, de notre corps et de la société moderne.

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L'une des sculptures hyperréalistes de cette exposition exceptionnelle. © John de Andrea

Le musée de la Boverie accueillera, du 22 novembre 2019 au 3 mai 2020, l’exposition “Hyperréalisme scuplture - Ceci n’est pas un corps”. Les visiteurs pourront découvrir 44 œuvres de 31 artistes différents, qui montrent d’une part le champ des possibles exploré par les hyperréalistes et d’autre part, l’évolution de la représentation de l’humain au fil des années. “Dans notre société, le corps est primordial et au centre de nombre d’interrogations. Qu’on le montre, qu'on le cache par interdits religieux ou personnels, ou qu'on le modifie, il est omniprésent”, commente Benoit Remiche, fondateur de la société Tempora à l’initiative de l’exposition.

Après avoir voyagé en Espagne, au Mexique, en Australie ou encore aux Pays-Bas, cette exposition entièrement dédiée à l’hyperréalisme, arrive à Liège. Elle présentera à travers de nombreuses œuvres d’artistes internationaux comme Paul McCarthy, George Segal ou encore Ron Mueck un aperçu condensé de ce mouvement artistique. “On ne voulait pas seulement faire une rétrospective comme c’est le cas dans la plupart des expositions du genre”, indique le créateur et scénographe de l’exposition.

Le choix des artistes et des œuvres s’est porté exclusivement sur les sculptures, donc les créations en trois dimensions. Il est toutefois important de préciser que le mouvement hyperréaliste, initié aux États-Unis dans les années 1960, comporte aussi quelques peintres comme Charles Bell ou Malcolm Morley.

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Cette sculpture de bébé a fait le tour de la toile. © Ron Mueck

Différentes perceptions du réel

L’exposition est divisée en six sections différentes. Le visiteur débute sa découverte par la section “Répliques humaines”, poursuit avec “Monochrome”, “Morceaux de corps”, “Jeux de taille”, “Réalités difformes” et enfin “Frontières mouvantes”. Cette dernière partie est consacrée à l’hyperréalisme d’aujourd’hui et est adaptée aux nouveaux médias et aux outils numériques dont on dispose. Elle a spécialement été créée pour la version liégeoise de l’exposition. Chaque section est également agrémentée d’interviews et de vidéos.

Initialement, le but de l’hyperréalisme était d’imiter au mieux le corps humain sous tous ses aspects, pour créer l’illusion parfaite. Cette exposition permet au spectateur de voir l’évolution de ce mouvement et les différentes techniques utilisées par les artistes pour accéder à cette réalité.

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Andy Warhol selon l'artiste japonais. © Kazuhiro Tsuji

Heureux hasard, l’exposition se termine sur une sculpture d’Andy Warhol par l’artiste japonais Kazuhiro Tsuji. Une œuvre qui augure la prochaine exposition organisée par Tempora au musée de la Boverie, en octobre 2020. Elle mettra en lumière l’artiste américain, véritable icône du pop art, à travers ses œuvres les plus emblématiques et certaines autres encore méconnues.

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