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Di Rupo a songé au suicide après l'affaire de pédophilie

UpdateElio Di Rupo est revenu sur les soupçons de pédophilie qui avaient pesé sur lui en 1996 avant d'être totalement blanchi. Dans un entretien au magazine Humo, le Premier ministre belge reconnaît avoir eu beaucoup de peine à surmonter cela.

Alors que sa photo dos nu fait couler beaucoup d'encre depuis quelques jours, c'est sur une affaire beaucoup plus sombre que notre Premier ministre a évoqué dans le cadre du programme télévisé "Kroost", qui a suivi pendant un an la vie du premier ministre et dont le magazine Humo vient de révéler certains passages. Celle au cours de laquelle il a été soupçonné de pédophilie et qui lui a laissé, selon ses propres dires, des blessures profondes.

Accusations mesongères
C'est en novembre 1996 qu'Elio Di Rupo a été pris dans cette tempête médiatique. En pleine affaire Dutroux, les rumeurs d'un réseau pédophile dans lequel trempaient de hauts dirigeants allaient bon train. Une jeune homme du nom d'Olivier Trusgnach avait alors accusé le politicien d'avoir entretenu une relation avec lui alors qu'il était mineur. Des accusations qui se sont avérées mensongères mais qui lui ont fait beaucoup de tort.

Elio Di Rupo se souvient encore très bien de la Une du journal Nieuwsblad qui avait publié un article intitulé "Enquête pédophile dans les milieux gouvernementaux". La veille de sa parution, le Premier ministre de l'époque Jean-Luc Dehaene l'avait convoqué et lui avait suggéré de démissionner.

C'était tellement dégoûtant
"J'ai quitté son bureau de Vilvoorde à trois heures du matin", explique-t-il.  "J'étais étourdi comme si on m'avait donné un coup de marteau sur la tête. Je ne voyais même pas la route. C'était comme un trou noir. C'était tellement horrible, tellement dégoûtant. Je ne savais rien faire. On se rend compte qu'on est impuissant et que ce sont les autres qui décident de votre culpabilité ou de votre innocence".

Elio Di Rupo a alors songé à en finir. "J'avais décidé qu'il était insupportable pour moi de continuer à vivre avec l'étiquette de pédophile sur le front. C'était absolument impossible, c'était l'enfer". "Il ne me l'a jamais dit explicitement mais cela ne m'aurait pas surpris qu'il tente d'en finir", confie d'ailleurs à ce sujet son frère Franco.

Pourquoi?
"Ce qui m'intrigue aujourd'hui, c'est de savoir pourquoi il n'y a eu jamais eu une véritable enquête sur l'origine de cette histoire. L'un des deux agents qui a sorti cette affaire s'est suicidé. Mais il n'y a jamais eu une enquête judiciaire sur le pourquoi de cet acte. Jamais. Voilà, et il faut vivre avec ça", déplore aujourd'hui Elio Di Rupo.

"Apparemment, dans la police et la justice, il y avait un certain nombre de personnes qui ne pouvaient pas résister à la tentation de mettre à genoux le numéro 2 du gouvernement. Vous savez, j'espère encore toujours que la vérité sur cette histoire sortira. Qui a monté tout ça? Et pourquoi?", conclut-il.

Olivier Trusgnach avait également accusé de pédophilie l'ex-ministre wallon PSC (cdH) Jean-Pierre Grafé. Celui-ci avait démissionné de ses fonctions à la suite de ces accusations. Il avait finalement également été blanchi par la justice en septembre 1998.

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