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Dorian Daniels éprouve “une réelle empathie pour la victime”

Dorian Daniels s'était dénoncé à la police après avoir participé aux tortures et à l'assassinat de Valentin Vermeesch, ont confirmé vendredi les témoins de moralité devant la cour d'assises de Liège. Ces témoins ont encore souligné que l'accusé était naïf ou influençable. Il s'en veut d'avoir commis de tels faits, selon eux.

Dorian Daniels (22 ans) a encore été décrit comme un garçon gentil, aimable, sympathique et avenant par ses proches qui figurent dans la liste des témoins de moralité. Ses amis l'on décrit comme un jeune homme timide, discret, droit et renfermé. À leurs yeux, Dorian Daniels ne s'était jamais énervé et n'était jamais apparu violent.

Selon les témoins, Dorian Daniels a culpabilisé après les faits. "Il se sentait mal et il pleurait dans sa chambre. Il a décidé de se rendre à la police pour se dénoncer", a confirmé un ami qui l'avait appuyé dans cette décision. Le meilleur ami de Dorian Daniels, venu du sud de la France pour témoigner au procès, a mis en exergue la sincérité de Dorian Daniels et son honnêteté. "C'est un homme poli, réservé et timide. Je ne vois pas de mal en lui. Mais il était naïf et influençable. Il faisait trop vite confiance aux mauvaises personnes. Je l'avais mis en garde par rapport à ses relations avec Alexandre Hart", a précisé le témoin.

“Un jeune homme avec une bonne éducation”

L'enquête de moralité a encore révélé que Dorian Daniels s'était fait remarquer à la fin de ses études primaires par sa paresse. Il n'a obtenu son certificat de réussite des études primaires qu'à l'âge de 15 ans. Il n'a pas réussi dans les orientations choisies dans l'enseignement professionnel car il manquait de motivation. Durant son apprentissage, Dorian Daniels ne montrait pas de problème de comportement. Son travail était satisfaisant mais son absentéisme posait des difficultés. Un responsable d'apprentissage a relevé qu'il avait été engagé dans une entreprise en qualité d'apprenti mais qu'il n'avait pas évolué.

La défense de Dorian Daniels estime que son client ne présente aucun risque de récidive. "L'enquête de moralité démontre que c'est un garçon immature et influençable. Mais c'est aussi un jeune homme qui a reçu une bonne éducation. Il n'était pas violent et s'insérait, à l'époque des faits, dans le monde professionnel. Dorian Daniels est surtout un jeune homme qui éprouve des remords sincères par rapport aux actes posés. Depuis les faits, il a pris énormément de maturité. Il éprouve une réelle empathie pour la victime. Il ne présente à mes yeux aucun risque de récidive et doit être encadré pour être réinséré dans la société comme l'ont souligné les psychiatres", a exposé Me Pascal Rodeyns. Le procès reprendra lundi avec les auditions des témoins de moralité de l'accusé Loïck Masson.

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