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Les Jeunes Vlaams Belang ont réagi à la polémique en distribuant des drapeaux à l'entrée du festival © Facebook Jongeren Vlaams Belang

Drapeaux flamingants retirés au Pukkelpop: le festival plaide le malentendu, le Vlaams Belang s’en mêle

Les organisateurs du Pukkelpop ont tenu à s’excuser pour “les malentendus qui auraient pu naître après le retrait des drapeaux sur le site du camping du festival”, ont-ils indiqué samedi après une rencontre avec le bourgmestre de Hasselt Steven Vandeput (N-VA). Le Pukkelpop entend maintenant se concentrer sur les deux derniers jours du festival de musique.

“Le Pukkelpop est un festival où tout le monde est le bienvenu indépendamment de son sexe, de sa langue, de ses convictions politiques, de sa religion, de sa conception de la vie, de son handicap, de son âge, de son orientation sexuelle et de son origine ethnique”, précise le festival. “L’organisation rejette toute forme de violence physique ou verbale, le harcèlement et les comportements irrespectueux envers les visiteurs du festival. La sécurité des festivaliers est une priorité pour nous.”

Les organisateurs du Pukkelpop avaient pris la décision de retirer les drapeaux après l’émoi causé par l’incident autour de l’activiste climatique Anuna De Wever. La jeune femme et ses amies avaient en effet été prises à partie dans le camping du festival par plusieurs spectateurs porteurs de drapeaux présentant le lion noir après avoir mené une action en faveur du climat. L’incident avait également nécessité une intervention de la sécurité.

“Votre organisation criminalise d’innombrables Flamands”

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Peter De Roover (N-VA) © BELGA

Le chef de groupe N-VA à la Chambre, Peter De Roover, avait exigé, quant à lui, samedi des excuses publiques de la part de l’organisateur du Pukkelpop, Chokri Mahassine, pour avoir fait retirer vendredi du site du festival les drapeaux flamingants frappés du lion noir (contrairement aux drapeaux flamands qui présentent également des teintes de rouge avec les griffes et la langue de l’animal, NDLR). Le festival s’est défendu en affirmant que seul “le drapeau noir de la collaboration” était concerné par la mesure et qu’aucun drapeau flamand officiel n’avait été retiré. 

Peter De Roover, qui a été actif des années durant au sein du Mouvement populaire flamand (Vlaamse Volksbeweging), avait très mal pris les rumeurs d’assimilation entre drapeau flamand et collaboration au festival. "Votre organisation est en train de me criminaliser ainsi que d'innombrables Flamands en nous liant au régime nazi", écrit samedi Peter De Roover dans une lettre ouverte sur Facebook. "Lorsque j'accrocherai, à une prochaine occasion, le lion flamand à ma façade, les gens pourront en déduire, sous l'autorité de votre organisation, que je suis un partisan du national-socialisme ou que j'approuve la collaboration avec le régime d'Hitler". 

Les Jeunes Vlaams Belang font de la récupération 

Les Jeunes Vlaams Belang ont distribué samedi midi des drapeaux flamingants à l’entrée du Pukkelpop. Ils entendaient réagir ainsi au retrait des drapeaux incriminés par les organisateurs du festival. “Nous avons distribué en une demi-heure ce midi plus de 500 drapeaux à l’entrée du Pukkelpop”, écrivent les jeunes militants extrémistes sur Facebook.

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© Belga
  1. Le témoignage d’une aide-ménagère: “Le métier de femme de ménage est un peu comme la prostitution. Il est facile d’y entrer, mais beaucoup plus difficile d’en sortir”

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    Il existe des métiers plus faciles que d’autres, des métiers qui rapportent plus que d’autres et des métiers qu’il est plus difficile de quitter que d’autres. Selon Maya (nom d’emprunt), être aide-ménagère n’est pas compliqué. En revanche, faire ses adieux au milieu, comme elle souhaite le faire depuis longtemps, c’est une autre histoire.