Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet, co-présidents d'Ecolo
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Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet, co-présidents d'Ecolo © BELGA

Ecolo veut rendre le néerlandais obligatoire à l’école en Wallonie

Ecolo veut rendre obligatoire l’apprentissage du néerlandais comme deuxième langue dans l’enseignement secondaire en Wallonie. Dans les écoles de la Communauté germanophone, le choix de la seconde langue pourrait se porter sur le néerlandais ou l’allemand, dès la primaire.

Aujourd’hui, il est possible qu’un élève francophone n’ait pas suivi une heure de néerlandais durant toute sa scolarité. Et pour cause: contrairement au français en Flandre, le néerlandais n’est pas obligatoire en Wallonie. Cela reste seulement une option en deuxième langue avec l’anglais et l’allemand. A noter: le néerlandais est bel et bien obligatoire à Bruxelles dès la primaire.

En Wallonie, environ un tiers des élèves opte pour le néerlandais en secondaire. Ecolo veut que cela change et le rendre obligatoire à partir de la troisième primaire pour 2022.

Kalvin Soiresse Njall, député écologiste et membre de la commission Éducation au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a interpellé la Ministre de l’Éducation Caroline Désir (PS) à cet égard: “Réfléchir à l’ancrage des trois langues nationales dans toutes les écoles du pays est un vecteur d’unité dans le cadre de l’avenir de la Belgique. Pour les Écologistes, cet avenir ne peut être envisagé que si on multiplie les ponts entre les communautés. L’apprentissage d’une seconde langue s’inscrit dans cette logique d’ouverture vers les autres communautés”.

Kalvin Soiresse, député bruxellois, député au Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles
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Kalvin Soiresse, député bruxellois, député au Parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles © BX1

L’accord de gouvernement wallon laisse la porte ouverte à cette mesure, même s’il n’y a rien de concret pour l’instant. Caroline Désir (PS) veut d’abord organiser une grande consultation pour demander l’avis des Wallons. Son cabinet travaille à la méthodologie de la mise en place de ce grand débat, mais n’a pas donné de calendrier précis. Ecolo veut y donner un coup d’accélérateur.

“Il me semble primordial que la Ministre puisse présenter rapidement sa vision précise en termes de calendrier et de méthodologie. Ecolo promeut une école de qualité visant à assurer le multilinguisme, mais également la participation du public aux décisions qui le concernent. Si nous nous réjouissons de la future tenue de ce débat, nous voulons en rappeler le caractère urgent alors que nous sommes déjà au milieu de la première année de la législature. Afin que le Parlement et le Gouvernement puissent donner suite rapidement aux conclusions de ce débat public, sa tenue en début de législature est essentielle”, conclut Ecolo.

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