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Éditions de L'Avenir: l'accord trouvé la nuit dernière jugé insuffisant par l'assemblée générale

UpdateL'accord négocié dans la nuit de mercredi à jeudi par la direction des Éditions de l'Avenir et la délégation syndicale CNE-Setca, a été jugé insuffisant par l'assemblée générale qui avait lieu ce jeudi. L'indépendance rédactionnelle que le texte est censé protéger fait défaut. L'assemblée générale a par ailleurs mandaté l'Association des Journalistes professionnels (AJP) et la Société des Rédacteurs (SDR) pour renégocier ce texte qu'elle rejette.

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"Les demandes de l'Association des Journalistes Professionnels (AJP) et de la Société des Rédacteurs (SDR) ont été rencontrées", selon le représentant du syndicat socialiste. "Les représentants des journalistes doivent encore se prononcer. Le nombre de départs au sein des Editions de l'Avenir passe donc de 45 équivalents temps plein (ETP) à 43,09 sans aucun licenciement sec, ce qui était la principale revendication de la délégation syndicale."

Une assemblée générale du personnel tenue par les syndicats était prévue à 10h30 pour valider ou non cet accord. Des discussions sont en cours à ce sujet entre les syndicats et les représentants des journalistes.

La FIJ alerte le conseil de l'Europe
La Fédération internationale des Journalistes (FIJ) et la Fédération européenne des Journalistes (FEJ) ont alerté la "Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes" du Conseil de l'Europe à la suite du "lock-out" survenu aux Editions de L'Avenir en début de semaine, peut-on lire jeudi sur le site internet de l'institution basée à Strasbourg.

"Stupéfaction" après les accusations de racisme de Lawson
L'Association des Journalistes Professionnels (AJP) et la Société Des Rédacteurs (SDR) des Editions de L'Avenir (EDA) ont fait part jeudi de leur "stupéfaction" au sujet des propos tenus dans La Libre par le directeur des rédactions Philippe Lawson. "Si les propos de M. Lawson reposent sur une quelconque base solide, la SDR et l'AJP invitent le directeur des rédactions à déposer plainte. Dans le cas contraire, elles l'invitent à retirer ses propos et à présenter un message d'excuse au personnel", indiquent les deux associations dans un communiqué commun.

"Ces propos choquent profondément les journalistes des EDA, dont les valeurs qu'ils défendent sont aux antipodes du racisme", indiquent l'AJP et la SDR. "Dans un contexte de crise sociale aigüe, ces accusations non étayées ne sont pas de nature à restaurer la paix sociale, à laquelle la direction dit pourtant aspirer. La motion de défiance, votée par une très large majorité du personnel et ensuite reconfirmée, ne repose que sur des arguments strictement professionnels."

Grève du personnel
Les quotidiens des Editions de L'Avenir n'étaient pas parus mardi et mercredi à la suite d'une action du personnel lancée lundi soir. Les travailleurs contestaient les licenciements secs de trois journalistes qu'ils estimaient "ciblés", ce que la direction a toujours nié. Mercredi, le personnel avait décidé en assemblée générale de reprendre le travail "en signe d'ouverture".

Conflit au finish
Il menaçait toutefois de mener une nouvelle action vendredi si leurs revendications n'étaient pas rencontrées. La direction avait alors décidé de conditionner cette reprise à la conclusion d'un accord social. Elle a convoqué à 16h la délégation syndicale, mais pas les représentants des journalistes. Un accord sur la réintégration des trois personnes qui devaient être licenciées a finalement pu être dégagé vers minuit.

Parution du journal
Dans le même temps, le journal a pu paraître jeudi et l'accès au site et aux réseaux sociaux a été rétabli, après un long blocage mardi et mercredi. Ce "lock out" a provoqué l'indignation des associations de journalistes.

Directeur sur la sellette
Le sort du directeur des rédactions Philippe Lawson, désavoué par une motion de méfiance du personnel, n'a pas été évoqué pendant les négociations mercredi soir, précise Thomas Lesire. Selon lui, il s'agit d'un sujet distinct. "Notre objectif est avant tout de mettre en place une rédaction avec une organisation qui fonctionne."

Belga a appris à bonne source que ce point pouvait potentiellement provoquer un blocage lors de l'assemblée générale prévue à 10h30.

"Certains m'appelaient le Togolais"
Interrogé par La Libre, M. Lawson, d'origine togolaise, s'est plaint de propos racistes tenus à son encontre par certains membres du personnel. "J'ai appris il y a quelques jours que dans la rédaction, certains m'appelaient le Togolais, et ça me fait mal. Je suis venu pour un projet et on joue l'homme. Je ne suis pas l'homme de (Stéphane) Moreau (administrateur-délégué de Nethys, actionnaire de L'Avenir, ndlr). Je suis journaliste depuis vingt ans, on sait comment je travaille."

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