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Consultations en vue de former un gouvernement wallon: Elio Di Rupo (PS), Paul Magnette (PS), Germain Mugemangango (PTB), Raoul Hedebouw (PTB) et Peter Mertens (PTB). © Photo News

Elio Di Rupo: “Aucune porte n'est fermée” en Wallonie

"Aucune porte n'est fermée" au stade actuel en vue de trouver des majorités en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, a indiqué le président du PS Elio Di Rupo après une deuxième journée de consultations politiques, alors que de son côté, le président de la N-VA Bart De Wever a fermé la porte lundi au PTB pour la formation d'un gouvernement flamand.

"Nous avons demandé au PTB qu'il vienne avec une hiérarchie de ses priorités pour mesurer leur impact et la compatibilité avec les programmes d'autres formations politiques", a commenté M. Di Rupo après avoir rencontré le parti d'extrême gauche.

La pression a été mise par le secrétaire général de la FGTB wallonne Thierry Bodson en faveur d'une coalition PS-Ecolo-PTB. "J'ai une responsabilité politique, il a sa responsabilité syndicale, je n'interfère pas dans le syndicat", a répondu M. Di Rupo.

Le président du PS refuse de s'imposer une échéance, mais "on ne pourra pas continuer indéfiniment". Un deuxième tour de consultations des partis politiques aura lieu dans les jours à venir, vraisemblablement à partir de la semaine prochaine, avant une possible annonce d'entame de négociations.

 “Absolument pas de préférence au stade où on en est”

Se dirige-t-on vers une tripartite plutôt que la seule bipartite possible associant le PS et le MR ? "Des éléments permettent de le penser, mais il n'y a absolument pas de préférence au stade où on en est", répond M. Di Rupo.
Les pourparlers de mercredi dernier (MR puis Ecolo) et de ce lundi (cdH et PTB) ont aussi abordé la situation au Fédéral. "On ne peut pas lier les destins de la Wallonie et de la Fédération avec le destin du futur gouvernement fédéral, mais tous les acteurs concernés par les futurs gouvernements régionaux le sont aussi par le futur gouvernement fédéral, et nous tenons à une unité du pays", a fait observer M. Di Rupo.

Le cdh va-t-il choisir l’opposition?

Le cdH laisse planer le doute sur sa volonté de monter dans des coalitions ou d'opter pour la cure d'opposition. Paul Magnette, pour sa part, relève que si certains partis s'excluent les uns les autres, aucun à ce stade n'exclut de participer à une majorité wallonne. "Toutes les portes restent ouvertes, mais toutes les combinaisons ne sont pas possibles, les jeux se précisent".

Il insiste sur le fond du programme, avec des thèmes comme la mobilité, l'énergie, la transition climatique, la lutte contre la pauvreté. "Il faudra voir aussi quelles sont les priorités budgétaires, car les moyens de la Wallonie ne sont pas infinis", a-t-il ajouté, dans une possible allusion au coût de certaines propositions du PTB.