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Elio Di Rupo , ce 16 octobre 2019 au Luxembourg © BELGA

Elio Di Rupo promet qu’il "ne jouera pas à la belle-mère" au fédéral

"Je n'ai pas vocation à être une belle-mère", a répété le ministre-président wallon, Elio Di Rupo, une nouvelle fois interrogé, en marge de la visite d'Etat du couple royal au Grand-Duché de Luxembourg, sur le rôle qu'il pourrait continuer à jouer dans les discussions visant à former un gouvernement fédéral après qu'il aura cédé son siège de président du PS.

Plus tôt dans la journée, il avait déjà indiqué qu'aucune rencontre officielle n'était prévue sur le sujet avec le ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), lui aussi présent au Grand-Duché. "Mais nous sommes collègues et nous nous parlons. Nous n'allons pas nous bouder", avait-il nuancé.

"Les relations interpersonnelles sont d'une extrême importance. Elles ne sont pas tout mais sans elles, on ne peut rien", a ajouté, dans l'après-midi, Elio Di Rupo. "Les relations avec Jan Jambon sont bonnes. Nous n'avons pas de problème à ce niveau-là. Ce qu'il y a, c'est que nous avons des programmes radicalement différents", a poursuivi le ministre-président wallon.

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À l'étranger, les Wallons, les Flamands et les Bruxellois se sentent belges

Pour sortir du blocage, "il faut que chacun fasse des efforts", a-t-il encore dit en estimant par ailleurs que les visites d'Etat constituent une bonne occasion de "créer des relations humaines, des liens directs qui pourront servir par la suite en cas de nécessité". "En Belgique, on ne prend pas le temps de parler aux siens. À l'étranger, les Wallons, les Flamands et les Bruxellois se sentent belges", a poursuivi Elio Di Rupo.

Quant à la discrétion actuelle du gouvernement wallon, elle est liée à une "phase de mise en route", a-t-il expliqué. "Nous voulons prendre le temps de trouver les bonnes personnes aux bonnes places et de mettre les choses en place avec nos 2 partenaires", a conclu le ministre-président régional. 

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