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Elio Di Rupo quittera la présidence du PS fin octobre

Mise à jourLe président du PS Elio Di Rupo a annoncé dimanche, sur le plateau de L’Invité (RTL-TVi), que le parti organisera une élection présidentielle “au plus tard fin octobre”. Il a confirmé qu’il ne sera pas candidat à sa succession et a adoubé à mi-mots Paul Magnette pour le remplacer.

L’ex-Premier ministre, président du PS pendant 17 ans (de 1999 à 2011, puis depuis 2014), est redevenu ministre-président de la Région wallonne vendredi, à la tête d’une coalition PS-MR-Ecolo, à l’âge de 68 ans.

Sa succession à la tête du premier parti francophone fait l’objet de spéculations depuis plusieurs années. Le Montois avait fait savoir avant les élections de mai dernier que, sans doute, il remettrait le tablier après la formation des gouvernements. Mais celle de l’exécutif fédéral tire en longueur.

De son côté, Paul Magnette, que M. Di Rupo avait appelé en politique en 2007, n’a pas caché ces dernières années qu’il serait candidat à la tête du parti lorsque M. Di Rupo remettrait son mandat en jeu.

Elio Di Rupo dit espérer que l’élection pourra être organisée le week-end des 19 et 20 octobre prochains. Un bureau du PS devrait fixer la procédure cette semaine.

Magnette à sa succession?

Interrogé sur le candidat qu’il aurait à coeur de lui succéder, M. Di Rupo a cité le bourgmestre de Charleroi, qui fut lui aussi ministre-président wallon et mène avec lui les pourparlers post-électoraux.

“Je travaille avec M. Magnette depuis une dizaine d’années. Ces dernières semaines encore, j’ai été impressionné, c’est une fabrique à solutions”, a vanté le président en partance.

Après l’élection de Maxime Prévot en janvier dernier à la tête du cdH, celle des co-présidents d’Ecolo ce dimanche (Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet), le remplacement annoncé à la tête du MR de Charles Michel, en partance pour le Conseil européen, et celui d’Olivier Maingain avant la fin de l’année à la tête de DéFI, le départ confirmé de M. Di Rupo de la présidence du PS marque le renouvellement, en cette année électorale, des dirigeants de tous les partis francophones familiers du pouvoir.