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Des incidents ont éclaté mardi en fin de matinée à l'athénée Andrée Thomas à Forest après la publication des horaires d'examens. © BELGA

Émeute dans un athénée à Forest: les cours devraient reprendre la semaine prochaine

Un plan d'action a été dégagé durant la matinée de jeudi pour apaiser la situation à l'athénée Andrée Thomas à Forest. Les cours sont suspendus depuis les débordements de mardi dernier. Ils devraient reprendre de manière progressive la semaine prochaine, indique jeudi soir Magali Moyart, présidente de la CGSP-Enseignement Bruxelles.

La cheffe d'établissement, des éducateurs communaux, des membres du service de médiation de l'école, la préfète de zone, un représentant de la police ou encore les organisations syndicales étaient réunis jeudi matin pour déterminer un plan d'action afin d'organiser une reprise des cours sereine. La préfète de zone s'est ensuite rendue dans la salle des professeurs pour rencontrer les enseignants et éducateurs, qui lui ont fait part de leurs revendications de longue date. Ils ont décrié la gestion de l'école et ont appelé au changement de direction.

Vendredi matin, des délégués d'élèves seront reçus par la préfète de zone, qui va écouter leurs revendications et faire une visite de l'école avec eux pour observer objectivement les dysfonctionnements dénoncés.
Les enseignants se réuniront lundi pour lister leurs revendications. Elles seront transmises à la préfète qui les remettra au pouvoir organisateur, à savoir Wallonie-Bruxelles Enseignement.

Le personnel en souffrance

La reprise des cours pourrait être organisée à partir de mardi, au rythme d'un degré d'enseignement par demi-journée.

"Il y a une très grande souffrance au sein de l'équipe éducative et cette souffrance se répercute forcément sur les élèves", remarque Magali Moyart. "Si le pouvoir organisateur avait été plus attentif aux revendications des enseignants, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui", lance-t-elle.

Des incidents ont éclaté mardi en fin de matinée dans cette école de la région bruxelloise après la publication des horaires d'examens. Face à la situation, l'école avait - fait très rare - appelé la police à la rescousse pour rétablir l'ordre. Les élèves entendaient dénoncer le mauvais fonctionnement de l'école, ainsi que l'état de leurs infrastructures.