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EN DIRECT: Kate, William et Harry attendus à Mons

LiveLiège accueille ce lundi les commémorations du centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Cette longue journée du souvenir se poursuivra à Louvain dans l'après-midi, puis à Mons en soirée. De nombreux chefs d'Etat sont attendus, dont le président français François Hollande. Représentant le Royaume-Uni, la princesse Kate et et le prince William figurent également parmi les invités.

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 pas de nouveaux faits marquants

Quelque 5.000 personnes se sont rassemblées au centre de Liège au plus fort de la commémoration de la Première Guerre mondiale à savoir le déplacement du président français, François Hollande, et du couple royal entre le palais des Princes Evêques et l'hôtel de Ville. Un moment empreint de convivialité avec un bain de foule souhaité, et obtenu, par le président français. Ce changement de programme n'a pas posé de problèmes d'organisation aux autorités policières qui disposaient de suffisamment d'hommes sur le terrain pour assurer la sécurité du président français et des souverains belges.

Les autorités policières se disent très satisfaites de la gestion de l'événement. La voiture, utilisée en tout début de journée pour repérer les véhicules suspects, a signalé deux voitures volées et une voiture suspecte. Cette procédure a permis de sécuriser les parcours entre Saint-Laurent et Cointe.

La police de Liège se félicite de la campagne de prévention qui a été menée avant l'événement et qui a permis de fluidifier le trafic durant toute la journée tout en évitant d'importants débordements.

On signalera juste une manifestation pro-palestinienne à la sortie de l'hôtel de Ville vite neutralisée par les services d'ordre.

La Croix Rouge, qui avait mis à disposition une quarantaine de secouristes sur le terrain, n'a pas dû intervenir une seule fois, preuve supplémentaire du caractère bon enfant de l'événement.

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Le prince Harry © photo_news

Salut au public depuis le balcon de l'Hôtel de Ville
Lors de leur visite à l'Hôtel de Ville, William, Kate et Harry pourront, entre autres, admirer le tableau de l'artiste montois Marcel Gillis relatant la célèbre "Légende des Anges". Ils salueront, au balcon de l'Hôtel de Ville, le public montois, les anciens combattants présent et les nombreux membres de sociétés patriotiques avant de prendre, dès 19h00, la direction du cimetière militaire de Saint-Symphorien où se tiendra une cérémonie du souvenir.

Le public sur la Grand-Place de Mons pourra suivre en direct, sur des écrans géants, la cérémonie de Saint-Symphorien et, plus tard dans la soirée celle organisée à l'Abbaye de Westminster à Londres.

Impatience
Alors que les cérémonies de commémoration de la Grande Guerre se terminaient à Leuven, des centaines de Montois étaient déjà rassemblés sur le Grand Place de Mons, attendant impatiemment l'arrivée du Duc et de la Duchesse de Cambridge William et Kate et du Prince Harry du Pays de Galle qui feront une apparition très attendue au balcon de l'Hôtel de Ville de Mons lundi un peu avant 19h avant de rejoindre le cimetière de Saint-Symphorien.

William, Kate et Harry seront accueillis vers 18h30, par le Premier ministre et bourgmestre en titre de Mons, Elio Di Rupo, par le bourgmestre de Mons faisant fonction, Nicolas Martin, ainsi que par le gouverneur de la province de Hainaut, Tommy Leclercq.

Entre 5.000 et 7.000 personnes présentes à Liège
Au moment où François Hollande a pris congé de la Cité Ardente, 1.500 personnes étaient encore présentes aux abords de l'hôtel de Ville.On a compté entre 5.000 et 7.000 personnes au plus fort de la journée à savoir le bain de foule improvisé du couple royal et du président français au moment de rejoindre la Violette.

Le président français a dit avoir apprécié "le formidable accueil des Belges. Il existe un véritable lien entre la Belgique et la France et Liège en est un bel exemple."

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Le président français entourés du couple royal et d'Elio Di Rupo au balcon de l'Hôtel de Ville. © epa

Manifestation propalestinienne vite réfrénée
Une vingtaine de manifestants propalestiniens, réclamant une solidarité avec le peuple palestinien et la liberté de Gaza, ont rapidement été réfrénés par des policiers en civil alors qu'ils interpellaient le couple royal et le premier ministre belge en affaires courantes, Elio Di Rupo, au sortir de l'hôtel de Ville de Liège.

Si François Hollande n'a pas entendu les cris de révolte, il a néanmoins répondu aux manifestants en affirmant, au pied de la Violette, que "L'Europe devait agir car il n'y a pas qu'un seul gendarme du monde. Il ne faut pas attendre que d'autres le fassent. Le problème au Moyen Orient n'est pas uniquement celui des peuples concernés."

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Elio Di Rupo était visiblement un peu fatigué ce lundi. Il a commis une petite bourde, finalement sans grande conséquence. © photo_news

Di Rupo reconnaît son lapsus
Le Premier ministre Elio Di Rupo a admis lundi avoir commis un "lapsus" en souhaitant en matinée la bienvenue "à Mons" aux dirigeants étrangers venus commémorer à Liège le centenaire du début de la guerre 1914-1918.

Interrogé dans l'après-midi par quelques journalistes, M. Di Rupo a reconnu son erreur, expliquant n'avoir que "très peu" dormi au cours de la nuit précédente et n'avoir pas lu ses notes.

"J'ai dit 'welcome in Mons' au lieu de dire 'welcome in Liège'. Mais ce soir ce sera 'welcome in Mons'", la ville dont il est bourgmestre et qui accueillera en soirée à son tour des représentants de plus de 80 pays. "Parfois cela se produit", a encore dit M. Di Rupo, en néerlandais cette fois. En attendant, la toile, qui raffole de ce genre de petite bévue, se régale...

Des dirigeants européens doivent se recueillir en soirée dans le petit cimetière militaire de Saint-Symphorien, près de Mons - une ville où tombèrent les premier et dernier soldats britanniques décédés durant le conflit, en août 1914 et le 11 novembre 1918 - et propriété de la couronne britannique.

Voir la vidéo de son lapsus ci-dessous:

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François Hollande à son arrivée au palais provincial. © belga

Après "Moi, président", "Comment rester neutre?"
Le président français François Hollande a de nouveau cédé lundi à la tentation de l'anaphore pour appeler l'Europe et l'ONU à agir plus énergiquement en faveur de la paix dans le monde, lors des commémorations à Liège du centenaire du début de la Première Guerre mondiale.

"J'ai évoqué la neutralité deux fois bafouée de la Belgique, mais aujourd'hui, la neutralité n'est plus de mise", a affirmé le chef de l'Etat français, rappelant l'invasion répétée de la Belgique par les troupes allemandes au cours des deux conflits mondiaux, en violation de sa neutralité.

L'Ukraine, l'Irak, la Syrie et Gaza évoqués
Et d'enchaîner: "comment rester neutre lorsqu'un peuple, non loin d'Europe se bat pour ses droits et son intégrité territoriale? Comment rester neutre lorsqu'un avion civil est abattu en Ukraine? Comment rester neutre devant des massacres de populations civiles, comme en Irak, comme en Syrie où les minorités sont persécutées? Comment rester neutre quand un pays ami comme le Liban voit son intégrité territoriale menacée? Comment rester neutre quand à Gaza, un conflit meurtrier depuis plus d'un mois? "

"Le risque majeur qui menace, c'est le retour des égoïsmes nationaux, des séparatismes, des replis xénophobes", a encore lancé M. Hollande, porteur d'un "message de paix".

"Il y a une obligation d'agir et c'est l'Europe qui doit en prendre les responsabilités avec les Nations unies, c'est le message que nous devons retenir aussi de cette journée", a-t-il encore souligné.

Hollande, cet amateur d'anaphore
Le président français est grand amateur d'anaphores. Sa plus célèbre remonte au duel télévisé qui l'opposait à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle. Il avait alors enchaîné une quinzaine de phrases commençant toutes par "Moi président, je..." pendant plus de trois minutes. Cette figure de style lui avait permis de prendre l'ascendant sur son adversaire.

Important

François Hollande dit "merci" à Liège
Tout comme Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, le président français a fait référence au "lien de sang" unissant la France et la Belgique, "que rien ne viendra dénouer", lors de son discours lundi après-midi à l'hôtel de Ville, pour commémorer l'octroi de la légion d'honneur à la Cité ardente, le 7 août 1914. François Hollande a terminé son discours en remerciant la Ville de Liège pour sa résistance face à l'armée allemande lors des premiers jours de la Première guerre mondiale.

"Le mois d'août 1914 fut terrible en Belgique et notamment à Liège, qui a été présentée comme la 'soeur' de Verdun. La France ne l'a pas oublié, c'est le sens de ma présence ici. Et la France tient à exprimer ici, sa fidélité, son respect et sa gratitude à l'égard de la Belgique", a-t-il encore déclaré, concluant son discours d'un "Merci Liège".

Le président a ensuite remis la Croix de la Légion d'honneur à Willy Demeyer, saluant une amitié entre les deux villes "aussi ardente que porte le nom de votre Cité".

Willy Demeyer reçoit la Légion d'honneur
Auparavant, Willy Demeyer a rendu hommage dans un discours à l'Hôtel de ville lundi après-midi aux liens qui unissent Liège et la Belgique à Paris et la France depuis la Première guerre mondiale.

"Le 24 juillet 1919, le Président français Poincaré (...) est venu ici, en notre Hôtel de Ville, en présence du Roi des belges Albert 1er et de la Reine Elisabeth" pour remettre à Liège la Croix de la légion d'honneur, a-t-il rappelé.

Liège, première ville étrangère à recevoir la Légion d'Honneur
François Hollande et le couple royal sont arrivés à l'Hôtel de Ville de Liège peu avant 15h.

Dès leur arrivée à la Violette, surnom de l'édifice, acclamés par la foule, ils se sont prêtés à un salut au balcon en présence du Premier ministre, du bourgmestre Willy Demeyer et de Michel Foret et André Gilles, gouverneur de la province de Liège et député-président de celle-ci.

Une foule de quelque 2.000 personnes agitant des drapeaux belges et français, s'était amassée lundi en début d'après-midi devant l'édifice et aux abords de la place Saint-Lambert.

Bain de foule royal et présidentiel
Petite surprise de la journée: François Hollande et le couple royal sont sortis de leur voiture et ont profité pendant de longues minutes d'un bain de foule sur le chemin de l'Hôtel de Ville. Les services de sécurité avaient pourtant déconseillé au président français de faire le trajet du palais provoncial à la place Saint-Lambert à pied, avait-on appris de bonne source.

Les noms de 600.000 victimes de guerre projetés
Le mémorial In Flanders Fields Museum (IFFM) de Ypres a entamé lundi la projection continue des noms des 600.000 victimes de la Grande Guerre tombées en Belgique. Le coup d'envoi de cette projection a été donné ce lundi à 12h01 précises après une minute de silence.

Elaborée ces dernières années, cette liste de noms reprend à la fois les victimes militaires et civiles décédées en Belgique, ou décédées à l'étranger des suites de la guerre. Les noms seront projetés cent ans jour pour jour après la date du décès des victimes concernées.

Ces 600.000 noms, ainsi que différentes données à leur sujet, sont également consultables en ligne sur le site de Gonewest, ainsi que sur la banque de données de l'IFFM.

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"Rien ne pouvait justifier cette invasion"
Le président allemand Joachim Gauck a dénoncé lundi à Liège le nationalisme qui régnait dans son pays en 1914 et qui a été, selon lui, responsable du déclenchement de la Première Guerre mondiale, tout en remerçiant la Belgique pour la réconciliation intervenue au lendemain du second conflit mondial.

"Nous commémorons aujourd'hui la terrible 'Grande Guerre', qui allait être la première des deux guerres mondiales. Cette guerre commença en Europe occidentale par l'invasion de la Belgique neutre par les troupes allemandes, une invasion que rien ne pouvait justifier", a-t-il déclaré devant un parterre de représentants rassemblés au Mémorial interallié de Cointe, symbole de la reconnaissance des Alliés à la ville de Liège pour sa résistance en août 1914.

"Cette invasion ne faisait que suivre la logique militaire. Ainsi, dès le premier jour du conflit, il devint manifeste que les traités étaient sans valeur aucune et les normes de civilisation abolies", a ajouté M. Gauck, un ex-pasteur et militant des droits de l'homme à la fin de la RDA.

"Le nationalisme avait presque aveuglé tous les coeurs et les esprits. Ni les normes culturelles et de civilisation, ni les croyances religieuses, ni la raison n'avaient été assez fortes pour donner une autre orientation à la conscience. Au contraire. On croyait même être dans son droit, tant du côté de la morale que de la religion. Dans cette lutte d'une culture contre une autre, les sentiments de supériorité et un égoïsme nationaliste extrême triomphaient de l'empathie", a poursuivi le président allemand.

Il a en particulier évoqué l'"horreur" suscitée par les troupes allemandes, et en particulier par leur attitude à l'égard des civils, et les attaques contre le patrimoine culturel. "La destruction de la célèbre bibliothèque de Louvain devint un symbole qui déclencha la peur, la consternation et l'ire générales", a-t-il dit.

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2000 personnes place Saint-Lambert
Plus de 2.000 personnes attendent actuellement, place Saint-Lambert et Espace Tivoli, au son des musiques militaires, le déplacement du couple royal et du président français du Palais Provincial à l'hôtel de Ville tout proche, où se déroulera une cérémonie relative à la remise de la légion d'honneur le 7 août 1914 à Liège par le premier ministre de l'époque Raymond Poincaré.

Liège devenait ainsi la première ville étrangère à recevoir cette distinction.

Les stewards de la Ville ont distribué des drapeaux français et belges qui s'agiteront au passage de François Hollande ainsi que du Roi Philippe et de la Princesse Mathilde.

Le salut depuis le balcon de l'hôtel de Ville est maintenu. Un second salut est d'ailleurs prévu au terme des commémorations du centenaire de la légion d'honneur.

Cette cérémonie sera rehaussée par le passage à 14h50 de la patrouille de France et de la patrouille belge des Red Devils.

Elio Di Rupo à pied, sans Hollande et le couple Kate et William
Les services de sécurité ont interdit à François Hollande d'effectuer les quelque 300 mètres qui séparent le palais provincial de l'hôtel de Ville à pied, a-t-on appris de bonne source. Le président français et notre couple royal se déplaceront donc comme prévu en voiture.

Il n'est cependant interdit de voir le président français, très détendu au moment de franchir les grilles du palais provincial peu après midi, descendre sa vitre comme il l'a fait à son arrivée au centre de Liège et saluer la foule présente.

Par contre, Elio Di Rupo, Premier ministre belge en affaires courantes, fera lui le parcours à pied. Il a également été très applaudi à son arrivée au palais provincial. Tout comme son homologue français, il avait baissé sa vitre pour saluer le public présent.

La petite bourde d'Elio Di Rupo
Lors de son discours au Mémorial de Cointe ce matin, Elio Di Rupo a commis une petite bourde. Le Premier ministre démissionnaire a en effet laissé entendre aux délégations étrangères présentes qu'elles étaient à Mons, et non à Liège. Une erreur que les internautes n'ont évidemment pas manqué de souligner... Le compte officiel d'Elio Di Rupo s'est d'ailleurs fendu d'un tweet pour rectifier.

Un millier de personnes devant le palais provincial
Le public s'est amassé petit à petit lundi vers midi devant les portes du palais provincial de Liège où un dispositif policier pour le moins conséquent a été mis en place afin d'assurer la sécurité des différents chefs d'état et délégations pour le repas officiel de cette journée de commémoration. Quelque 1.000 personnes sont actuellement présentes sur le site.

Les autorités provinciales ont été les toutes premières à arriver vers 12h15. Michel Foret, le gouverneur et André Gilles, le député-président du collège provincial, en tête. Ils ont ainsi accueilli les premiers chefs d'état et de gouvernement parmi lesquels François Hollande, le président français qui a salué la foule lors de son passage des grilles du palais.

Le défilé des véhicules, avec à leur bord, les différentes personnalités escortées par la police fédérale, s'effectuée à un rythme effréné afin de respecter le timing prévu.

Le Prince William très souriant, accompagné de Kate, est arrivés sur le site à 12h30. Ils ont été salués par un public très enthousiaste dans une ambiance très bon enfant.

Le soleil, qui a percé les nuages, a permis de grossir les rangs du public présent en centre-ville. Un public très recueilli lors de l'hymne à la joie et de la brabançonne clôturant la cérémonie officielle au monument interallié.

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Déjeuner au palais provincial, café liégeois en dessert
Les souverains sont arrivés au Palais provincial de Liège. Plus tôt au Mémorial interallié de Cointe, les invités ont pu entendre les discours des présidents français et allemand et du Duc de Cambridge, représentant le Royaume-Uni.

Ces discours ont été suivis de deux coups de canon. Le roi a ensutie déposé ensuite une gerbe de fleurs avant une minute de silence.

Après le "Last Post", la sonnerie aux morts, Pauline, dix ans, s'est avancée vers le roi pour lâcher un ballon blanc à midi en guise de conclusion à la cérémonie. Symbole de la transmission de la mémoire aux générations futures, la fillette a tenu la main du souverain pour parcourir l'esplanade. Des milliers de ballons se sont ensuite élancés dans le ciel, aux couleurs des pays invités.

Douze coups de canon ont sonné la fin des cérémonies, avant une interprétaion de "l'Ode à la joie", par le choeur d'enfants La Schola et Le Trimarrant, l'Hymne européen, par la musqiue royale de la Force aérienne et la Brabançonne.

Le roi Philippe et la reine Mathilde, ainsi que les représentants de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni ont été les premiers à quitter Cointe pour se rendre au déjeuner prévu au Palais provincial qui devrait durer deux heures.

A la fin du repas, les invités pourront déguster un café liégeois, dessert dont l'histoire est liée à celle de la Grande Guerre. A l'origine "viennois", celui-ci fut rebaptisé par les cafés parisiens pour saluer le courage de la résistance liégeoise en août 1914 .

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Elio Di Rupo rend hommage aux soldats belges
Le Premier ministre démissionnaire Elio Di Rupo a rendu lundi hommage aux soldats belges pour leur résistance en août 1914 lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale et aux milliers de victimes civiles belges, massacrées en août 1914 par l'envahisseur allemand.

"Permettez-moi de rendre un hommage particulier aux soldats belges", a-t-il affirmé.

"Leur extraordinaire résistance, aux premiers jours de la guerre, constitue un fait historique majeur", a souligné M. Di Rupo, rappelant qu'elle a "offert à nos voisins et alliés (en particulier la France et la Grande-Bretagne, ndlr) davantage de temps pour s'organiser et se défendre".

"Ce fut la toute première étape sur le long, le très long chemin vers la liberté", a ajouté le chef du gouvernement fédéral.

"Hommage appuyé" aux victimes civiles belges
M. Di Rupo a aussi rendu un "hommage appuyé" aux milliers de victimes civiles belges, massacrées en ce funeste mois d'août 1914 par l'envahisseur.

"De nombreux villages et villes de notre pays en portent encore les stigmates", a-t-il dit.

Il a appelé au respect de l'autre et à la tolérance, sans lesquels "il n'y a pas de paix possible".

"Nous devons faire en sorte que chacun apprenne, dès le plus jeune âge, à accepter la différence et le dialogue. Nous devons aussi nous montrer intransigeants par rapport à toutes les formes de racisme, de xénophobie et d'antisémitisme", a fait valoir M. Di Rupo.

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Le roi souligne le rôle de l'UE pour la paix en Europe
Le roi Philippe a salué lundi le rôle de l'Union européenne dans l'établissement de la paix durable qui prévaut entre ses Etats membres, après des siècles de conflits qui ont ensanglanté le Vieux Continent.

"La paix n'est pas seulement l'absence de guerre. La paix est bien plus que cela. Pour être durable, elle doit reposer sur un projet commun qui lie d'une façon nouvelle ceux qu'elle engage. Elle appelle à la création de solidarités, elle repose sur le tissage de liens plus étroits entre les peuples et le dialogue respectueux entre les nations. Elle dépend aussi de la qualité et du degré de confiance entre les responsables politiques des différents pays", a-t-il affirmé devant un parterre de représentants rassemblés au mémorial interallié de Cointe, symbole de la reconnaissance des alliés à la ville de Liège pour sa résistance en août 1914.

"Il faudra attendre la création de l'Union européenne, pour que ce regard nouveau prévale entre plusieurs Etats européens, ce qui assurera enfin des décennies de paix aux Etats qui en font partie", a ajouté le souverain.

"Un enjeu majeur"
"Le souvenir de la Première Guerre mondiale nous donne à réfléchir à la responsabilité des dirigeants et aux décisions qu'ils peuvent prendre pour préserver la paix et rapprocher les peuples. Ce défi reste aujourd'hui un enjeu majeur", a-t-il poursuivi.

Selon le roi, "la mémoire européenne nous rappelle qu'aucune paix ne peut être durable sans un état d'esprit qui surpasse la souffrance endurée, qui dépasse la question de la culpabilité et qui se tourne résolument vers l'avenir".

"L'Europe pacifiée, l'Europe unifiée, l'Europe démocratique. Nos grands-parents en ont rêvé. Nous l'avons aujourd'hui. Chérissons-là, et continuons à l'améliorer. Continuons ensemble à porter à travers le monde le message que la paix durable passe par une véritable réconciliation et un projet commun", a-t-il conclu.

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Le roi et la reine à Cointe
Le roi Philippe et la reine Mathilde ont rejoint le Mémorial interrallié de Cointe à Liège à 11 heures. Le roi, en costume noir, et la reine, vêtue d'une robe bleu-gris aux manches trois quart, sont à leur tour arrivés à Cointe après avoir accueilli l'ensemble des hauts représentants étrangers qui ont fait le déplacement. Leur arrivée a été accompagnée au son de la Brabançonne.

Les souverains ont été précédés par le président français François Hollande, le prince William et la princesse Kate, représentant le Royaume Uni, mais aussi par le roi Felipe VI d'Espagne et Joachim Gauck, le président allemand. Tous sont installés sur une estrade surplombant l'esplanade au pied de la tour du Mémorial.

Après une revue des troupes, le gouverneur de la province de Liège Michel Foret a pris la parole, saluant notamment sa reconnaissance à l'organisation des cérémonies à Liège, avant la projection d'un film.

Le roi Philippe a ensuite prononcé un discours, en prélude à d'autres, dont un de François Hollande, de Joachim Gauck, du duc de Cambridge et d'Elio Di Rupo.

Ces discours seront suivis de deux coups de canon. Le roi déposera ensuite une gerbe de fleurs avant une minute de silence, en mémoire aux victimes de la Grande Guerre.

Après le "Last Post", la sonnerie aux morts, une petite fille lancera un ballon blanc, en signe de réconciliation.

Le roi Philippe et la reine Mathilde, ainsi que les représentants de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni seront les premiers à quitter les lieux peu après midi pour se rendre à un déjeuner au Palais provincial.

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