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Eric Van Rompuy: “Si la N-VA peut nous achever, elle n’hésitera pas”

Le formateur flamand Bart De Wever n’a toujours pas choisi ses partenaires de coalition pour le gouvernement flamand. Une réponse était attendue ce week-end mais la N-VA ne veut pas se précipiter et prend son temps. Le leader des nationalistes s’était entretenu avec l’Open Vld, le CD&V, le sp.a et le Vlaams Belang, mais aucun choix n’a finalement été posé.

Alors que le verdict du formateur était attendu pour ce week-end, c’est toujours l’incertitude par rapport à la coalition privilégiée. Ce week-end, rien n’a bougé. “Les négociateurs avaient un week-end libre”, affirme un porte-parole de la N-VA. “La N-VA est divisée en interne”, estime une autre source. On ne sait donc toujours pas qui De Wever choisira entre le CD&V (coalition suédoise) et le sp.a (coalition bourguignonne). L’Open VLD, lui, devrait faire partie de la majorité. Le parti serait déjà en train de constituer son équipe de négociateurs.

Au CD&V, certains ne voient pas d’un bon œil la situation actuelle. C’est le cas d’Eric Van Rompuy, ex-président de la Commission des Finances de la Chambre. “Si la N-VA peut nous achever, elle n’hésitera pas”, prévient-il dans Het Laatste Nieuws.

“Pour être clair, je n’ai aucune information sur ce qui est en train de se passer pour l’instant. Mais je vois ce que je vois. Si John Crombez a pris le risque de demander un mandat de négociation à ses militants dans la lumière des projecteurs, c’est que Bart De Wever aimerait l’inclure dans une coalition. Et je sais pourquoi. La N-VA veut régler ses comptes avec nous, soi-disant parce que le CD&V lui a mis des bâtons dans les roues pendant cinq ans. Et bien, ce n’est pas juste”, analyse-t-il.

Et le chrétien-démocrate flamand de prolonger. “C’est grâce au CD&V qu’il y a encore des accords sociaux. Et puis, il ne s’agit pas que de ça. La N-VA veut nous remplacer comme parti du peuple. Pour une coalition au fédéral, elle n’a pas besoin de nous. Le sp.a est alors plus utile. (…) Seulement si c’est mathématiquement indispensable, nous serons au fédéral”, termine le frère de l’ancien président du conseil européen.

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  1. Un cas d'euthanasie devant les assises: “Les médecins n'ont pas respecté la procédure”

    Un cas d'euthana­sie devant les assises: “Les médecins n'ont pas respecté la procédure”

    Les trois médecins accusés d'avoir empoisonné une femme de 38 ans qui avait sollicité l'euthanasie en 2010 n'ont pas respecté les conditions et la procédure de la loi sur l'euthanasie, a fait savoir le représentant du ministère public dans son acte d'accusation. Le médecin qui a effectué l'euthanasie n'a pas agi dans les règles et les deux autres n'étaient pas indépendants à l'égard de la patiente, a-t-il expliqué vendredi devant la cour d'assises de Flandre orientale.