Extinction Rebellion revendique l’action contre l'ambassade brésilienne

Le groupe d'activistes pour le climat Extinction Rebellion a revendiqué jeudi soir le jet de peinture et l'inscription de tags qui ont défiguré, dans la nuit de mercredi à jeudi, le bâtiment de l'ambassade du Brésil sur l'avenue Louise à Bruxelles. Les militants ont agi de la sorte pour exprimer leur mécontentement envers la politique du président brésilien Jair Bolsonaro, qu'ils tiennent pour responsable des feux de forêt qui ravagent l'Amazonie.

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Facebook © Bryan Rouabah

"Bolsonaro=écocide". Telle est l'inscription découverte jeudi matin sur la façade de l'ambassade ainsi que "Amazonie" avec un coeur dessiné dessus. Des empreintes de mains ensanglantées, réalisées à l'aide de peinture rouge, ont également défiguré le bâtiment.

“Bolsonaro commet un écocide”

"Jair Bolsonaro commet un écocide et met l'avenir de la planète en péril. Les dommages causés à la forêt amazonienne et ses habitants à court terme sont d'une ampleur sans précédent. L'impact sur le climat mondial et la biodiversité est également énorme", dénonce Extinction Rebellion, dans un communiqué transmis jeudi soir.

L’Amazonie en péril

Pour le groupe d'activistes, le régime populiste de droite et néolibéral du président Bolsonaro est la cause des nombreux feux de forêt qui ravagent l'Amazonie. "Son gouvernement encourage les agriculteurs et les grands propriétaires terriens à allumer des feux afin de libérer davantage de place pour la culture du soja et du palmier dattier. Les défenseurs de l'environnement et autres défenseurs des droits des communautés autochtones sont réduits au silence et même assassinés", ajoute Extinction Rebellion.

Revendications

Il exige que tous les efforts soient déployés pour éteindre le brasier, que l'appropriation illégale et la destruction de la forêt tropicale humide soient sévèrement punies et que des programmes de restauration de la nature soient mis en place.

L'acte de vandalisme avait été découvert jeudi matin et la police de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles avait ouvert une enquête afin d'en identifier les auteurs.