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Ryan, Agnès et Michaël © DR.

Famille belge décimée en Suisse: “La vie n’était plus possible”, selon le père

“La vie n’était plus possible” pour Michaël Vandenhende, ce père de famille qui aurait ôté la vie à son épouse, Agnès (50 ans), et son fils, Ryan (13 ans), avant de mettre fin à ses jours. C’est ce qu’il aurait écrit dans une lettre d’adieu retrouvée près de son corps, relate la presse helvète. Des raisons professionnelles sont probablement à l’origine du drame.

La thèse du double meurtre suivi d’un suicide se confirme dans l’affaire de la famille belge décimée en Suisse. Dans une lettre d’adieu, dont l’authenticité doit encore être établie, Michaël Vandenhende (44 ans), cadre dans une firme pharmaceutique à Lausanne, explique son mal-être.

“Il avait changé d’entreprise l’an dernier et ne s’y plaisait pas”, confie Jean-Marie Ruede, premier procureur de la Côte (Etat de Vaud) à nos confrères de 24heures.ch. “Cela faisait quelques temps que Monsieur était en arrêt de travail: il avait peut-être à disposition des substances qui permettraient d’expliquer son suicide”.

L’hypothèse privilégiée par les enquêteurs est donc celle de l’intoxication par absorption massive de médicaments. La thèse d’un suicide collectif ou d’un suicide consenti de l’épouse, à qui l’on avait diagnostiqué un cancer du sein il y a un an, ne sont pas considérées comme crédibles. D’une part parce que rien dans la lettre ne permet d’affirmer qu’elle était au courant du projet macabre de son mari. D’autre part parce que le corps d’Agnès et Ryan ont été retrouvés à l’étage alors que le cadavre du père se trouvait au rez-de-chaussée de la villa.

Selon le procureur, le drame a probablement eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, peut-être vendredi en matinée. “Ils n’ont plus été vus depuis ce jour et les dernières publications sur les réseaux sociaux remontent à jeudi soir”, indique-t-il.

La famille nivelloise expatriée vivait depuis 7 ans en Suisse. Pour le nouveau job de Michaël, la famille avait déménagé à Apples, près de Lausanne. Voyages, deux Porsche, un job important pour le père: la famille belge avait un train de vie assez aisé et semblait très heureuse. Nicole (74 ans), la maman d’Agnès, est dans l’incompréhension la plus totale. “Je ne comprends vraiment pas. A ma connaissance, Michaël n’avait pas de problèmes au travail. Il avait juste une santé un peu fragile. Que s’est-il passé? Qu’est-ce que Michaël a fait?”, s’interroge-t-elle, anéantie par le drame.

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La maison familiale à Apples où s’est joué le drame. © EPA
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