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Fatima B, l’une des Anversoises rapatriées de Turquie, “fragile, affamée, vulnérable”

L'une des deux Anversoises rapatriées de Turquie en Belgique vendredi, Fatima B., a été entendue six heures durant samedi par la police judiciaire fédérale à Anvers. Selon son avocat, Abderrahim Lahlali, elle a livré un texte et une explication sur son départ en Syrie, son séjour sur le territoire et sa fuite du pays en guerre.

Fatima B. et sa soeur Rahma B. ont été condamnées par défaut par la justice belge à cinq ans de prison pour participation aux activités d'un groupe terroriste, en l'occurrence l'Etat islamique. Elles ont été immédiatement interpellées à leur arrivée en Belgique et incarcérées vendredi soir.

Me Lahlali a précisé que sa cliente n'avait pas encore décidé s'il elle s'opposerait à cette condamnation.

Fatima B. est "une femme très fragile, affamée et vulnérable, dans un état dépressif", a détaillé son avocat, mais s'est montrée soulagée d'être de retour en Belgique. "Elle a fait des déclarations complètes et véridiques. Je peux aussi dire que son histoire comme elle est apparue dans les médias est complètement fausse.”

Fatima B. aurait fui déjà les bastions de l'EI "il y a des années" et n'aurait plus soutenu les idées de l'EI, mais aurait été confrontée, dans les camps du nord de la Syrie, à des femmes syriennes qui respectent manu militari l'idéologie de l'Etat islamique. "Je me demande donc pourquoi la Belgique refuse de répondre aux nombreux appels à l'aide pour des retours", explique son avocat. "Ces lieux sont de vrais camps de radicalisation.”

Me Lahlali qualifie sa cliente de "vraie victime d'horribles abus". Il souhaite de plus que cela soit attesté par un médecin légiste, des traces corporelles persistant. 

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