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Faudra-t-il un pass pour aller à la plage cet été à la côte belge?

Mise à jourLes bourgmestres des communes belges du littoral n’étaient pas encore parvenus vendredi à s’accorder sur les mesures sanitaires à mettre en place pour les vacances d’été afin d’endiguer la propagation du coronavirus. Les partisans de mesures restrictives s’opposent à ceux qui veulent étendre les zones de baignade. Ils se sont toutefois engagés à élaborer une solution collégiale.

Si rien n’est encore officiel, il ne faut sans doute pas trop espérer pouvoir partir en vacances à l’étranger cet été. Dès lors, les Belges n’auront d’autre choix que de passer leurs vacances dans leur pays, à la Côte ou dans les Ardennes par exemple. Du coup, les stations balnéaires de la mer du Nord réfléchissent déjà à la manière dont elles pourront accueillir les touristes cet été en toute sécurité. L’idée d’un laissez-passer fait son chemin.

Ostende, la “reine des plages” dont l’étendue est pourtant relativement faible, a pris les devants en réclamant des restrictions d’accès. On y évoque la piste d’un laissez-passer pour la plage octroyé aux clients d’hôtels et aux résidents.

Concrètement, il est question de délimiter la page en plusieurs zones, avec un accès prioritaire aux habitants locaux et aux résidents secondaires. “Nous devrons réfléchir à certaines zones aux heures de pointe. Sinon, cela risque de mal se terminer cet été”, a commenté ce vendredi matin le bourgmestre d’Ostende, Bart Tommelein (Open Vld) sur Radio 1.

“Si l’on regarde l’été dernier, on constate qu’une foule importante se rendait déjà à la plage lors des jours les plus chauds d’été. Si tous les événements sont annulés, il ne sera pas possible de s’asseoir tous ensemble sur la plage. Il faut donc laisser les gens se rendre à la plage de manière structurée et cela peut se faire avec une réservation ou un contrôle”, poursuit-il.

“Les visiteurs d’un jour seront toujours les bienvenus mais...”

Et le maïeur ostendais de poursuivre: “On peut travailler avec un pass. Ils peuvent être distribués aux clients de l’hôtel, mais aussi aux seconds résidents. Ces derniers doivent pouvoir revenir et il est important qu’ils puissent aller à la plage. Nous devrons établir des priorités quant à qui est autorisé à se rendre à la plage et à quel moment. Les visiteurs d’un jour seront toujours les bienvenus, mais nous ne pourrons pas tous les recevoir en même temps. Les clients des hôtels, les habitants et les résidents secondaires paient des impôts”.

Toutefois, Bart Tommelein ne veut pas non plus oublier les propriétaires d’une cabine de plage. “Ces gens pourront venir, mais la question est de savoir combien de personnes seront autorisées à se rassembler ici”.

“Je comprends que ce ne soit pas à l’ordre du jour pour des communes plus petites, elles ne connaissent pas de tels afflux” de vacanciers, fait-il observer.

Sa collègue de Blankenberge, Daphné Dumery (N-VA), partage ce souci. “Je comprends la piste envisagée à Ostende, car ici aussi la plage est assez petite. Il faudra une solution, mais la base de la relance du tourisme à la Côte doit être la même pour tout le littoral”, plaide-t-elle. A ses yeux, il convient surtout d’écouter les experts.

La nécessité d’uniformiser les mesures est aussi mise en avant par le bourgmestre de Bredene, Steve Vandenberghe (sp.a). “Il ne faut pas de zones grises, ce ne serait pas clair pour les gens. Nous devons trouver un scénario tenable”.

Jean-Marie Dedecker (indépendant), bourgmestre de Middelkerke, envisage quant à lui d’ouvrir des zones de baignade supplémentaires pour espacer les estivants. Il refuse le principe de limiter le nombre de touristes. “L’horeca et les commerce sont déjà prêts à se noyer. Ils ont besoin des touristes”, affirme-t-il.

Au terme d’une nouvelle concertation ce vendredi, les mayeurs ont convenu d’élaborer une solution collégiale. “Chaque commune a maintenant une semaine pour vérifier quels sont ses besoins, avant une nouvelle concertation”, a exposé M. Vandenberghe. Le plan devra respecter les règles fédérales, même si les communes ne les attendront pas pour agir, a souligné le bourgmestre de Bredene. 

Bart Tommelein, le bourgmestre d'Ostende
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Bart Tommelein, le bourgmestre d'Ostende © BELGA
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