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François De Smet: “La N-VA a la couleur et les pratiques de l’extrême droite”

François De Smet, le président de DéFI, n’a pas mâché ses mots à l’égard de la N-VA. Sur les ondes de La Première, le successeur d’Olivier Maingain n’a pas épargné les nationalistes flamands. Il estime par ailleurs qu’il est temps d’enterrer la piste “N-VA-PS” au fédéral.

“Il faut acter la fin de cette possibilité. Je crois encore à la formation d’un gouvernement mais il faut sortir de l’irrationnel en tentant de marier le PS et la N-VA”, explique-t-il, s’en prenant par ailleurs vertement au parti de Bart De Wever.

“Il y a pour l’instant une normalisation de la N-VA qui me dérange. Ce n’est pas un parti comme les autres. Il donne des gages du fait qu’il est de moins en moins fréquentable. La frange identitaire et nationaliste est en train de prendre le pas”, analyse-t-il.

“Koen Geens doit mettre fin à l’ambivalence du CD&V”

Est-ce que c’est un parti d’extrême droite pour autant? “Les politologues se posent encore la question mais je considère que quand ça a la couleur et les pratiques de l’extrême droite, il faut le traiter comme telle, quand bien même s’il y a des gens respectables dans ce parti”, ajoute-t-il.

François De Smet appelle également le CD&V à trancher le dilemme qui existe au sein de son parti par rapport à une alliance avec la N-VA. “Koen Geens doit pouvoir mettre fin à l’ambivalence du CD&V. C’est un parti perdu, désorienté qui a été un parti de pouvoir mais qui est tétanisé comme tt le spectre politique flamand. Une autre solution leur tend les bras: la Vivaldi”, conclut-il.