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Illustration. © Getty Images/iStockphoto

Il a fait vivre un véritable enfer à ses deux petites filles

FlandreUn homme de 42 ans originaire de Saint-Gilles-Waes (Flandre-Orientale) a été condamné par le tribunal de Termonde à un an de prison avec sursis pour avoir maltraité ses deux petites filles pendant des années. L’homme, qui a avoué être un père “un peu trop strict”, devra suivre une thérapie chez un psychiatre.

Entre 2012 et 2017, les deux petites nées en 2008 et 2012 ont été régulièrement battues par leur père parce que, selon lui, elles ne se montraient pas assez performantes dans ce qu’elles faisaient, qu’il s’agisse de leçons de tennis ou d’apprendre à faire du vélo.

Les deux fillettes, terrorisées par leur père, ont vécu un véritable enfer durant cinq longues années. L’homme n’hésitait pas à leur donner des coups de poing et de pied en guise de punition. Il se montrait à ce point agressif que sa fille aînée l'a décrit comme un “gorille.”

Frappée pour ne pas avoir utilisé son revers

D’après l’avocat des victimes, Me Kjell Verleysen, les deux filles, très jeunes et sans défense, vivaient sous pression constante. “C'était bien pire qu’une petite gifle pédagogique”, a-t-il souligné. L’avocat a aussi rappelé comment, après un match de tennis, le père avait pincé les joues de sa fille si fort qu’elle a eu mal durant des jours. Tout ça parce qu’elle n’avait pas suffisamment utilisé son revers à ses yeux.

Les faits sont longtemps restés secrets entre les quatre murs de la maison familiale. Jusqu’en juin 2017, lorsque la mère a décidé d’agir après avoir vu sa fille se faire battre jusqu’au sang. “J’ai espéré pendant des années que les choses changent et que l’on puisse redevenir une famille normale”, a-t-elle dit en pleurant pendant le procès. “Mais nous avons vécu l’enfer pendant des années. J’ai mis trop de temps à réagir et je m’en veux terriblement pour ça.”

L’homme se défend:  “J’ai été élevé comme ça moi-même”

Jusqu’au jour du procès, le père ne réalisait pas vraiment la gravité de ses actes. Il se décrivait simplement comme un “papa strict.“ “Je suis perfectionniste et j’ai été élevé comme ça moi-même. Je voulais juste que mes enfants accomplissent quelque chose. J’y suis peut-être allé un peu fort, mais j’ai été puni par un divorce et le fait que je ne peux pratiquement plus voir mes enfants”, s’est-il défendu devant les juges. 

Pour le procureur, c’est la preuve que l’homme “n’a pas conscience de la gravité des faits”. “Ce n’est pas seulement être strict, c’est de la tyrannie” a-t-il dit. L’homme a finalement été condamné à un an de prison avec sursis probatoire et à 800 euros d’amende. L’une des conditions imposées par le juge consiste à suivre une thérapie chez un psychiatre.

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