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Image d'illustration © Getty Images/EyeEm

Il bat son chat à mort à Huy, une peine de travail demandée

Le 3 avril dernier à Huy, Hicham J. avait porté plusieurs coups fatals à son chat. Il a comparu mardi devant le tribunal correctionnel de Huy pour maltraitance envers un animal. Le parquet a requis une peine de travail dans un refuge et l'interdiction de posséder un animal durant 5 ans. Le jugement sera rendu le 10 septembre prochain.

Hicham J. a porté plusieurs coups sur son animal et l'a projeté à plusieurs mètres. Le chat s'était alors réfugié sous une voiture avant de décéder quelques instants plus tard. Deux passantes, témoins de ce fait, ont alors prévenu la police. 

Devant le tribunal, le prévenu a présenté ses excuses et a expliqué les conditions qui l'ont amené à porter ces coups l'animal. Hicham J. ne prenait plus son traitement pour son trouble bipolaire, ce qui l'aurait mis dans un état second après un attaque de l'animal. Il a regretté son geste, car il y était attaché. 

Verdict le 10 septembre prochain

La partie civile, représentant GAIA et la Chaîne Bleue Mondiale, a précisé que cette affaire était l'occasion pour la justice de faire de ce cas un exemple, compte tenu de la gravité des faits. La partie civile a aussi mis en avant la contradiction entre les explications du prévenu devant le tribunal et ses premières déclarations.

Au niveau des demandes, les deux associations ont réclamé un euro définitif à titre symbolique. Le parquet a requis une peine de travail dans un refuge pour animaux et l'interdiction pour le prévenu de posséder un animal durant une période de 5 ans. Une proposition qui déçoit le président de GAIA, Michel Vandenbosch : "Le parquet estime que tout le monde a droit à une seconde chance. Mais vu l'intensité de l'acte, nous espérions une requête plus importante". 

La défense a, de son côté, demandé une probation autonome pour son client, et à titre subsidiaire, une peine de travail. Le jugement sera rendu le 10 septembre prochain.

Pour rappel, cette histoire avait marqué les esprits et une pétition de plus de 100.000 signatures avaient même été lancée en ligne par un Flémallois de 18 ans. Le jeune homme l'avait remis en main propre au ministre Carlo Di Antonio.