Marc Van Ranst.
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Marc Van Ranst. © VTM NIEUWS

“Il faudra un an pour retrouver une vie normale”

Dans l’émission “De Afspraak”, le virologue Marc Van Ranst a brossé un tableau peu optimiste mais réaliste de l’avenir. Selon lui, dès que le pic de l’épidémie sera dépassé, des mesures seront prises pour éviter un retour en force du virus. Les grands rassemblements de masse, comme Rock Werchter et Tomorrowland seront annulés. 

“Tomorrowland est en juillet. Espérons que les plus gros problèmes de notre pays seront terminés. Mais des gens du monde entier, tous ensemble... Ce n’est même pas improbable, c’est tout simplement impossible.” Pour lui, on pourra mener une vie “normale” lors de l’arrivée du vaccin sur le marché, soit dans un an.

“Il y aura une autre vague”

“Il faudra attendre septembre ou octobre pour que toutes les mesures de protection soient levées”, jure-t-il. “Pour pouvoir vivre tout à fait normalement, nous devrons attendre l’arrivée du vaccin. C’est au moins une année de plus. Cette épidémie va passer mais il y aura une autre vague. Nous devrions y survivre sans vaccin. Tout le monde sera mieux préparé, pour les tests par exemple. Mais ce que nous vivons en ce moment, nous devrons probablement le vivre encore quelques fois.”

“A New York, ça va être un désastre”

Marc Van Ranst a une vision très sombre de ce qui va se passer aux États-Unis. On vous parlait déjà de la situation catastrophique à venir ici. À New York, il manque 60.000 lits d’hôpital mais Trump a déjà fait savoir qu’il voulait que le pays reprenne vie d’ici Pâques. “C’est impensable. Anthony Fauci, immunologiste, est un très grand monsieur dans le domaine du HIV. Si j’étais derrière Trump, je prendrais son micro. Il doit dire que quelqu’un comme ça ne devrait pas être à la tête d’un pays.”

“Si vous regardez la courbe à New York, ça va être un énorme désastre. Beaucoup de gens ne verront même pas l’intérieur de l’hôpital parce qu’ils n’ont pas d’assurance maladie. Les soins de santé seront le thème de la future élection et Trump sera en mauvaise posture.”

Des jeunes qui ont participé aux fêtes de confinement sont aux soins intensifs

Enfin, Marc Van Ranst rappelle que le coronavirus touche tout le monde, sans exception: “Certains jeunes qui sont maintenant en soins intensifs sous respiration artificielle ont participé à des fêtes de confinement. Ce n’est pas un jeu vidéo. Des gens meurent ici”.

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