Il n’a jamais été question d’alerte à la bombe au parlement flamand

Mise à jourLe parlement flamand aurait été évacué inutilement mardi. L’homme qui a téléphoné n’a pas lancé d’alerte à la bombe ni menacé d’attentat, mais a demandé en anglais des informations. Il a en outre décliné son identité, a indiqué jeudi le parquet de Flandre orientale.

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Localisé, le suspect a été interpellé et auditionné. “Il ressort des éléments matériels et objectifs mis en évidence par l’enquête, ainsi que de plusieurs auditions, qu’il n’a jamais été question d’alerte à la bombe ou de menace d’attentat”, a exposé le parquet.

“Conversation enregistrée”

Les services du parlement suspectaient un lien avec le 40e anniversaire de l’Institut kurde, célébré mardi vers 16h dans le bâtiment. “La conversation a été intégralement enregistrée sur le téléphone de l’homme impliqué, via une application qui conserve automatiquement chaque appel”, a détaillé An Schoonjans, magistrate de presse. 

“À aucun moment, il n’est question de menace”

“L’homme décline son identité au début de la conversation et demande, en anglais, des informations. À aucun moment, il n’est question de menace. En outre, la durée de l’appel coïncide parfaitement avec celle de la conversation pointée par les résultats de l’enquête de téléphonie auprès du fournisseur d’accès.”

L’homme à l’origine de l’appel a pu rentrer chez lui mercredi soir. 

Rappel des faits

Le parlement flamand a été évacué vers 14h30 ce mardi. Après une fouille minutieuse des lieux par la police de Bruxelles, le personnel a pu réintégrer les lieux vers 17h. Les services du parlement avait jugé “possible que l’incident fût lié aux 40 ans de l’Institut kurde de Bruxelles. Un évènement était d’ailleurs organisé à 16h dans le bâtiment. Il a finalemnet été annulé.

Liesbeth Homans défend sa décision

Liesbeth Homans, présidente du parlement flamand, avait déclaré prendre “cette menace très au sérieux”. Elle défend aujourd’hui sa décision d’évacuer l’hémicycle: “Je n’ai aucune raison de douter de la déclaration de l’employé qui a reçu l’appel. Nous prenons toujours ces choses au sérieux”, a-t-elle indiqué à Belga. 

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