Il voulait attaquer Bruxelles cette semaine: “Je vais percuter l’ambassade en voiture”

La cellule antiterroriste belge a procédé à l’arrestation de M.G. samedi. Ce Belge converti à l’islam radical avait partagé avec des pairs via la messagerie cryptée Telegram ses projets d’attentat sur l’ambassade américaine à Bruxelles. Il avait l’intention, selon ses dires, de foncer en voiture ou à bord d'un autre véhicule sur l’ambassade mais grâce à ses échanges de messages, l’homme a été tracé, localisé et arrêté 48 heures avant de mettre son plan à exécution. 

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Archives (ambassade américaine à Bruxelles) en 2015 © photo_news

Selon Het Nieuwsblad, le trentenaire se serait rendu à plusieurs reprises dans le quartier de l’ambassade à des fins de repérages. L’attitude patibulaire de cet individu et sa présence récurrente auraient ainsi suscité la vigilance des services de sécurité américains la semaine dernière et ceux-ci ont fini par prévenir la police belge. 

Sur la messagerie Telegram, les enquêteurs ont découvert des messages cryptiques du suspect. Dans certains, il évoque un attentat contre l’ambassade américaine prévu pour le début de cette semaine. La police s’est mise en quête de retrouver l’homme, qui avait quitté son domicile suite à des conflits familiaux. Il a finalement été intercepté après une opération de recherche de 48 heures au milieu d’un groupe de SDF. L’homme n’était pas armé et ne possédait pas d’explosifs. La perquisition de son domicile n’a rien donné non plus.

Le suspect n’est pourtant pas inconnu des services antiterroristes. Le Belge figure sur la liste des personnes radicalisées dressée par l’OCAM car il souhaitait rejoindre la Syrie et le groupuscule gravitant autour du jihadiste Omar Diaby. Ce seigneur de guerre sénégalais avait fait parler de lui l’an dernier en détenant un enfant belge en bas âge dans une zone rebelle en Syrie. L’enfant avait été l’objet d’un rapt parental plus tôt en 2018. Son père l’avait enlevé et emmené en Syrie mais était décédé au front. L’enfant avait pu être libéré après de longs mois et finalement rendu à sa mère en Belgique.

M.G., qui se dit salafiste, n’est finalement jamais parti en Syrie. Le parquet confirme son maintien en détention mais signale que l’homme réfute les accusations qui pèsent contre lui.