Inhalation des gaz de briquets : "Pas une tendance"

Bien que plusieurs faits d'inhalation de gaz de briquets aient fait l'actualité ces derniers jours, on ne peut toutefois pas vraiment parler d'une nouvelle tendance en matière d'assuétude, a indiqué jeudi Jean-Michel De Herde, psychologue au service consultation d'Infor-Drogues.

"Nous sommes très peu confrontés à ce type d'assuétude, les chiffres pour l'inhalation de solvants sont assez marginaux", a expliqué Jean-Michel De Herde. Ces solvants, inhalés par certaines personnes, se retrouvent dans beaucoup de produits que l'on trouve dans le commerce. Ce phénomène est donc moins visible car la vente de ces produits n'est pas illégale ou liée à des activités criminelles. Il s'agit de produits dont l'usage initial est détourné, explique le psychologue. Il y a quelques années le phénomène de jeunes qui sniffaient du Typex avait lui pris beaucoup d'ampleur, mais dans ce cas-ci cela semble être des cas isolés, ajoute-t-il.

Jean-Michel De Herde explique que l'inhalation de solvants, comme le gaz de briquet, provoque un effet psychotrope: cela modifie la perception qu'on a de soi et de l'environnement, donne un sentiment de détente, d'ivresse. Il peut y avoir un phénomène d'accoutumance mais comme pour d'autres drogues ça ne tient pas au produit mais à l'état d'esprit de la personne qui le prend: si elle est dépressive, angoissée, ces produits peuvent avoir un effet séduisant et appeler alors à une consommation future.

Au niveau de la dangerosité de ces produits pour la santé, on ne dispose pas de beaucoup de recul, indique encore le psychologue. "Ces produits sont potentiellement nocifs pour les voies respiratoires mais aussi pour d'autres organes, comme les reins, la moelle osseuse ou le cerveau s'ils sont pris plusieurs fois par jour. Les effets toxiques potentiels sont alors importants à long terme. Mais même si le produit n'est inhalé qu'une fois par semaine, mais sur une longue période (aspergé sur un foulard porté durant de nombreuses heures de suite par exemple), cela peut provoquer une confusion mentale, des troubles respiratoires ou une instabilité émotionnelle." (belga)

  1. Deux frères se crashent en Porsche: “Il aimait rouler vite mais connaissait sa voiture par cœur”

    Deux frères se crashent en Porsche: “Il aimait rouler vite mais connais­sait sa voiture par cœur”

    Alors que la commune de Wijnegem (province d’Anvers) vient d’obtenir la promesse de voir installer un dispositif de contrôle de trajet sur la “route de la mort”, deux frères y ont été victimes d'un crash d’une extrême violence ce vendredi. La Porsche 911 turbo de Pedro, 44 ans, et Gaby, 39 ans, a été littéralement sectionnée lors de l’impact contre un arbre. L’aîné lutte pour sa vie sur son lit d’hôpital tandis que le cadet a été tué sur le coup. Ensemble, ils avaient une affaire de voiture de luxe d’occasion. “Oui, ils aimaient les voitures puissantes, mais ils les connaissaient de A à Z”.
  2. Drame à Grammont: Nick aurait poignardé son grand-père qui refusait de lui donner de l’argent
    Mise à jour

    Drame à Grammont: Nick aurait poignardé son grand-pè­re qui refusait de lui donner de l’argent

    Mercredi, un homme de 81 ans a perdu la vie à Grammont, poignardé par son petit-fils. Le soir-même, les voisins ont aperçu le suspect, Nick, 23 ans, acheter une glace au marchand de glace ambulant. Quelques minutes plus tard, il s’est rendu chez son grand-père avant de le poignarder à mort avec une paire de ciseaux. Il s’est ensuite retourné contre sa grand-mère, qui tentait d’intervenir. On soupçonne aujourd’hui le jeune homme d’avoir sonné à la porte de ses grands-parents pour réclamer de l’argent pour s’acheter de la drogue. Il a été placé sous mandat d’arrêt et inculpé d’assassinat et de tentative de meurtre sur sa grand-mère, a indiqué vendredi le parquet de Flandre orientale.