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Isabelle Van Hulle a dû être opérée. © rv

Isabelle, 55 ans, hospitalisée après avoir été piquée par un poisson à la côte

Le diable de la côte a encore frappé. Isabelle Van Hulle (55 ans) d’Anvers a été piquée par une vive lors d’un séjour à Knokke et est hospitalisée depuis mercredi.

Il ne mesure que dix-huit centimètres, mais la vive est l’un des animaux les plus venimeux du continent. Présent sur la côte belge depuis quelques années déjà, il possède une épine dorsale très toxique. La vive aime s’enterrer dans le sable humide ou l’eau peu profonde. Un véritable fléau pour les promeneurs sur la plage car ses piqûres sont particulièrement douloureuses.

Diagnostic difficile

“Le chirurgien vasculaire n’avait jamais rien vu de tel auparavant”, explique Isabelle. Il a fallu des jours avant que les médecins et les spécialistes sachent exactement ce qui se passait avec Isabelle. Elle était en vacances sur la plage à Knokke avec ses petits-enfants la semaine passée et a probablement été piquée lundi ou mardi.

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Isabelle Van Hulle avec ses deux petits-enfants Phil en Lewis. © rv

Pas senti la piqûre

“Si j’ai senti la piqûre ? Pas vraiment”, se souvient Isabelle. “J’ai grandi sur la côte et j’ai l’habitude de marcher sur des pierres pointues ou des coquillages. J’ai l’habitude d’avoir mal aux pieds sur la plage. Mais le mercredi, je suis soudainement tombée malade et une éruption cutanée rouge est apparue sur mes jambes. Le soir, je ne pouvais plus supporter la douleur dans mes pieds et j’ai été admise aux urgences de Knokke. Pendant un moment, on m’a mise sous antibiotiques. Pendant ce temps, mes pieds ont gonflé et ont pris toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Ce n’est que lorsque le chirurgien vasculaire a été appelé que le bon diagnostic a pu être posé. La seule solution s’est avérée être la chirurgie.”

Isabelle est toujours à l’hôpital ce dimanche. Le tissu sur ses pieds doit se reconstituer avant qu’elle puisse rentrer chez elle. On ignore combien de temps cela prendra. “Mes vacances avec les petits-enfants sont complètement tombées à l’eau”, soupire Isabelle. “Maintenant je suis allongé ici à l’hôpital, pour je ne sais combien de temps”.

Allergie

On ne sait pas pourquoi son corps a réagi si violemment au poison. “Certaines personnes ne ressentent la douleur qu’un instant, d’autres sont transportées d’urgence à l’hôpital. Je dois être allergique à ce foutu poisson”, réagit Isabelle.

Mise en garde

La jeune grand-mère en profite pour faire passer un message aux promeneurs. “Mes petits-enfants n’iront plus jamais à la mer ou à la plage sans sandales d’eau”, souligne-t-elle. “Je le recommande à tout le monde, d’ailleurs. Faites également attention aux animaux de compagnie. Qui sait comment les chiens réagiraient à ce poison?”