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Theo Francken, secrétaire d'État à l'Asile et la Migration. © photo_news

"Je ne savais pas qu'il y avait des éléments aussi extrêmes dans cette organisation"

Schild & VriendenLe secrétaire d'État N-VA Theo Francken a répété vendredi, sur les ondes de La Première (RTBF), sa condamnation des publications racistes et extrémistes du groupe d'ultra-droite flamand Schild en Vrienden, mais a défendu les membres de ce groupe qui n'en étaient pas au courant et qui partagent sa critique du modèle migratoire.

"C'est vraiment choquant, je ne savais pas qu'il y avait des éléments aussi extrêmes dans cette organisation", a-t-il affirmé. Theo Francken dit avoir été mis en contact avec ce groupe de jeunes il y a un an et demi à Gand, lorsqu'ils se sont proposés pour la sécurité d'un événement auquel il participait et que des "anarchistes d'extrême gauche" essayaient d'empêcher.

"Je ne le leur ai jamais demandé, car c'est à la police de se charger de la sécurité", a précisé le nationaliste.

S'il qualifie lui aussi les publications dévoilées dans le reportage de la VRT de fascistes, racistes et antisémites, il n'en réclame pas moins qu'une enquête judiciaire détermine qui en sont les auteurs. "Car dire que 1.000 jeunes de Schild en Vrienden sont comme ça, non. Il y a plusieurs groupes secrets, dont un ou deux sont super-extrêmes. Beaucoup ne savaient pas qu'il existait des groupes secrets", selon lui.

Le discours de Schild en Vrienden, lorsqu'il réclame plus de sévérité pour le modèle migratoire, "dit la même chose que moi", reconnaît-il.

"Le racisme, c'est pour les idiots"
Le membre du gouvernement a par ailleurs condamné les insultes racistes proférées contre la comédienne et présentatrice de la RTBF Cécile Djunga. "Le racisme, c'est pour les idiots. Je rejette ça à cent pour cent. On peut émettre un avis critique sur la migration et notre modèle migratoire car nous sommes en démocratie mais il est hors de question de s'attaquer individuellement à des personnes qui ont une autre couleur de peau", a-t-il défendu.

Interrogé sur ses tweets visant les étrangers et les migrants et qui, selon le directeur d'Unia Patrick Charlier, ont pour effet de légitimer un certain discours, Theo Francken réfute en défendant sa critique du modèle migratoire.

Depuis l'opposition, la députée PS Julie Fernandez Fernandez s'est étranglée. "Tu crois rêver: qui a diffusé une vidéo à caractère raciste, qui a stigmatisé des communautés en parlant de plus-value, qui criminalise sans arrêt les étrangers?", a-t-elle lancé sur Twitter.