Plein écran
© photo_news

Jump se retire de Molenbeek: “Ça ressemble à du capitalisme dur”

Invitée sur BX1 ce vendredi, la bourgmestre de Molenbeek Catherine Moureaux a réagi à la polémique des vélos Jump qu’Uber a décidé de retirer de la circulation dans quatre communes bruxelloises.

Nous vous l’annoncions récemment, Uber a décidé de retirer ses vélos électriques partagés Jump des communes d’Anderlecht, Molenbeek, Koekelberg et Laeken pour cause de vandalisme et d’agressions sur des collaborateurs d’Uber. L’entreprise a lancé ce service en avril à Bruxelles et l’a étendu aux quatre communes en question en juin. 

Un manque à gagner? 

Catherine Moureaux, bourgmestre de Molenbeek, a réagi à cette décision sur le plateau de BX1. Selon elle, il s’agirait en réalité d’une pratique commerciale. “Je rappelle que Villo! travaille chez nous avec succès. Je pense donc qu’il y a là derrière une pratique commerciale avant tout afin peut-être de rentrer en négociations avec les autorités publiques”, a-t-elle déclaré. Pour la socialiste, Uber verrait un manque à gagner dans ces communes, où les vélos ont été volés, trafiqués et donc sortis du système économique de l’entreprise. 

“Il faut les mêmes services partout. C’est ça qui est délicat avec une entreprise privée parce que son but n’est pas celui-là. En réalité, on a bidouillé les dispositifs de sécurité pour ne pas payer. Ce n’est pas d’un vélo cassé ou jeté. Ce sont des vélos qu’on a volés. 30 vélos volés, tous retrouvés et apparemment, un incident malheureux avec l’un de leurs ouvriers”, avance Catherine Moureaux. Et d’ajouter: “Le seul moment où Uber fait appel aux autorités locales, c’est quand il a déjà pris la décision de partir. Tout cela ressemble à une forme de capitalisme assez dur.”