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Bogdan Vanden Berghe, directeur général de l'organisation 11.11.11. © photo_news

"L'accueil des réfugiés prend une part grandissante de l'aide publique au développement"

Une part grandissante des budgets dédiés à l'aide au développement, dans les différents pays européens, se retrouve allouée à l'accueil des réfugiés, s'inquiète mercredi la coupole flamande des organisations de coopération nord-sud 11.11.11. La Belgique n'échappe pas à cette tendance, déplore l'organisation. Celle-ci indique que chez nous, selon les premières estimations, la part de l'aide publique au développement (APD) 2015 finalement mise au service de l'accueil des réfugiés à l'intérieur de nos frontières tourne autour de 10%.

Il s'agit d'une "évolution inquiétante", surtout au vu du contexte d'économies budgétaires qui n'épargnent pas l'aide au développement, estime Bogdan Vanden Berghe, directeur de la coupole 11.11.11, le pendant flamand du CNCD. "Il est essentiel d'accueillir les demandeurs d'asile dans des conditions adéquates. Mais l'argent de la coopération au développement doit servir à d'autres objectifs", explique-t-il.

"En puisant des fonds dans les budgets déjà décroissants de la coopération au développement, on risque de se tirer une balle dans le pied et de finalement renforcer les problèmes qui sont à l'origine de nombreux flux migratoires. (...) Les grands défis nous obligent au contraire à investir davantage dans l'aide humanitaire et la coopération au développement structurelle". 

140 millions d'euros
En Belgique, à l'intérieur du budget développement, la part utilisée pour la première année d'accueil des réfugiés est passée de 70 à 140 millions d'euros sur la période 2010-2014, selon 11.11.11. Selon les règles actuelles, les "dons" couvrant les coûts de la première année d'accueil des réfugiés peuvent être comptabilisés officiellement comme faisant partie de l'APD.

Jeudi et vendredi, les pays de l'OCDE se réunissent précisément au sujet de sa définition. "Vu que les donateurs européens (les Etats, entre autres, ndlr) sont confrontés dans la crise migratoire actuelle à des dépenses en augmentation pour l'accueil des demandeurs d'asile, il y a un risque que les règles soient assouplies", précise 11.11.11.

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