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L'armée belge ne peut pas licencier les extrémistes

Les personnes adhérant à des mouvements extrémistes peuvent facilement servir l'armée belge. Le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) n'a en effet aucune base juridique pour expulser des soldats pour leurs convictions salafistes, indique jeudi le quotidien De Morgen.

Il y a plusieurs semaines pourtant, le ministre avait promis que les extrémistes seraient mis à la porte. "Tout salafisme au sein de la Défense ne sera pas toléré et conduira irrévocablement au licenciement", avait-il indiqué à la commission Défense après l'annonce de la présence d'une dizaine de militaires aux convictions islamistes radicales au sein du service de renseignement militaire. Mais selon un rapport interne, les moyens juridiques manquent pour ce faire. Tant qu'il s'agit de groupuscules ou organisations qui ne sont pas interdits par la loi, les militaires peuvent en faire partie. "L'armée ne peut en réalité pas s'y opposer", explique Dirk Deboodt de la CGSP Défense. "Un soldat qui fume un joint a plus de risque d'être mis dehors de l'armée qu'un soldat qui est membre de Blood&Honour ou un militaire qui a pour but de mener le djihad en Somalie." Le ministre De Crem n'était pas joignable pour obtenir un commentaire. Disclaimer: Belga diffuse quotidiennement des dépêches reprenant des informations provenant d'autres médias. Ces dépêches sont identifiables par le mot-clé PRESS. Belga ne peut toutefois jamais être tenu pour responsable de ces informations fournies par d'autres médias. Merci aux rédactions qui les utiliseraient de toujours citer la source exacte des informations relayées par Belga