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L'avocat de Marc Dutroux part "en campagne" pour obtenir sa libération

En juillet dernier, Bruno Dayez avait annoncé qu'il se donnait quatre ans pour obtenir la libération de son client. L'avocat de Marc Dutroux a déclaré dans Soir Première qu'il part aujourd'hui "en campagne".

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Le 22 juin 2004, Marc Dutroux était condamné par la cour d'assises d'Arlon à la réclusion à perpétuité avec mise à disposition du gouvernement pendant 10 ans. Il avait été reconnu coupable, notamment, de l'enlèvement de Laetitia Delhez et Sabine Dardenne, ainsi que de la séquestration, du viol et de l'assassinat d'An Marchal, Eefje Lambrecks, Julie Lejeune et Mélissa Russo.

Au printemps dernier, Marc Dutroux s'est doté d'un nouvel avocat, Bruno Dayez, qui s'est donné quatre ans pour faire libérer son client. Mercredi, il a d'ailleurs précisé qu'il allait introduire une demande afin que des psychiatres extérieurs et indépendants puissent examiner Dutroux à la prison de Nivelles. Un plan qui heurte l'opinion publique. C'est pourquoi l'avocat a expliqué jeudi sur Soir Première qu'il partait "en campagne".

"Peut-on défendre l'indéfendable?"
Il désire ainsi participer à des débats publiques, et échanger sur la question "Peut-on défendre l'indéfendable?". "Je vais fréquenter les universités pour essayer de ranger les étudiants à mes vues ou, en tout cas, avoir un débat rationnel avec eux et qui ne se limite pas à l'invective", a-t-il déclaré au micro de Arnaud Ruyssen. Il précise d'ailleurs que ce sujet doit être abordé au delà du cas de Marc Dutroux, et "vaut pour la cause de tous les détenus".

Actuellement, en Belgique, il est possible d'aller jusqu'à 30 ans de peine de prison, avec la possibilité d'ajouter des mesures qui peuvent la prolonger. Me Dayez estime pour sa part qu'une peine de 25 ans maximum est suffisante. "Je pense que la prison n'a pas vocation à devenir un mouroir", a-t-il expliqué.

Après une telle punition, l'avocat estime que le prisonnier doit être capable de prendre conscience de ses actes et de se repentir. "Si ce n'est pas le cas, cela signe la faillite d'une des missions principales de l'Etat, qui est de faire jouer à la peine un rôle utile".

Me Dayez désire aujourd'hui que des spécialistes déterminent la dangerosité de son client avant de déposer une demande de libération conditionnelle.