Le Centre Culturel de Charleroi, l'Eden
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Le Centre Culturel de Charleroi, l'Eden © Google

L’Eden à Charleroi pousse un coup de gueule contre le gouvernement fédéral

L’image a fait le tour du monde. Les soignants de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles ont tourné le dos à la voiture de la Première Ministre, Sophie Wilmès (MR), lors de son arrivée sur leur lieu de travail. La contestation a débouché sur la suspension de deux arrêtés royaux contestés. Mais le milieu hospitalier n’est pas le seul à en vouloir au gouvernement fédéral. Celui de la culture aussi.

Le Centre Culturel de Charleroi, l'Éden, est en colère contre les autorités fédérales. Il a publié massivement un coup de gueule via sa page Facebook, des courriels et son site web. Le sentiment d’abandon durant cette période bouleversée par le coronavirus y est palpable. Voici le texte dans son intégralité! Un texte qui s’adresse à son public.

“Il y eut d’abord un choc, celui de l’arrêt brutal de toutes les activités.
Il y eut ensuite, le confinement et son décompte macabre.
Il y eut enfin des reprises, progressives…

Et pendant ce temps, RIEN pour la culture si ce n’est l’assourdissant silence du vide. Jour après jour, semaine après semaine, nous attendions des nouvelles pour vous écrire, vous dire qu’on pense bien à vous et vous annoncer les modalités de reprise.

En attendant, les équipes ont travaillé d’arrache-pied à l’élaboration d’une saison que l’on espère pouvoir vous dévoiler sous peu. Les contacts ont été pris, les confirmations se sont succédé… et toujours RIEN. Pas de perspectives, même lointaines, pour un déconfinement du secteur culturel.

Alors, on s’est dit que, cette fois, on n’allait plus attendre, qu’on allait vous écrire pour vous dire qu’évidemment, on a très envie et hâte de vous retrouver mais pas dans n’importe quelles conditions, ni à n’importe quel prix.

Si la relance de la vie culturelle doit être pensée et organisée dans la plus grande cohérence possible avec la reprise des autres aspects de la vie en société, elle doit aussi l’être en respect avec les équipes ainsi que tou·te·s les partenaires et artistes avec lesquel·le·s nous composons nos saisons.

Comment faire de la distanciation physique quand notre métier c’est le partage, le mélange et la proximité émotionnelle?

Nous sommes prêt·e·s à nous réinventer, à évoluer et à trouver de nouvelles manières de faire ville ensemble avec vous. Mais pour cela, il nous faut un cadre, des perspectives, un horizon. Et à ce jour… toujours RIEN!

En attendant que les autorités se décident à décider, nous continuons d’avancer dans l’espoir de vous retrouver prochainement!”

L’Eden n’est pas le seul acteur artistique à interpeller les autorités. François Damiens, Jaco Van Dormael, Déborah François, Pablo Andres, Olivier Gourmet ou encore Joachim Lafosse se sont unis sur une plateforme appelée “No Culture-No Future”. La demande est claire: des perspectives d’avenir.

Réponse politique

Mercredi dernier, la Première Ministre a indiqué que des initiatives avaient été prises pour faciliter l’accès à un revenu de remplacement pour les artistes et le personnel du secteur ainsi que pour “aménager le tax-shelter à la situation de crise”.  Le tax-shelter est un produit financier destiné à encourager les entreprises à investir dans la production audiovisuelle en Belgique, moyennant un avantage fiscal intéressant.

Sophie Wilmès a également annoncé qu’un rapport devait être déposé pour analyse au GEES (Groupe d’Experts en charge de l’Exit Strategy) “afin d’envisager pour ce secteur en particulier la suite du déconfinement.” Ce rapport devait être rendu en fin de semaine dernière.

Par ailleurs, les musées, les bibliothèques et les infrastructures d’intérêt culturel comme les bâtiments historiques ont à nouveau ouvert leurs portes depuis lundi. Une billetterie en ligne ou téléphonique ainsi que des mesures pour éviter les effets de foule à l’intérieur de l’établissement sont toutefois obligatoires.

Il est également déjà acquis que toute manifestation à caractère culturel, sportif, touristique et récréatif reste interdite jusqu’au 30 juin.

Retrouvez, ici, toute l’actualité de Charleroi et de sa région.

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