La Batte et la Ville de Liège se préparent pour les travaux du tram

Les travaux des trams créent quelques désagréments dans le centre-ville de Liège. Si les automobilistes sont très impactés et doivent prendre leur mal en patience, il y en a d’autres qui risquent de souffrir davantage. Ce sont les quelque 300 commerçants ambulants de la Batte.

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Illustration. © Office du Tourisme de Liège

Tous les dimanches, le rendez-vous est donné aux Liégeois le long de la Meuse, pour le marché hebdomadaire de la Batte, dont le parcours se trouve pile sur le tracé du futur tram du TEC, où les premiers travaux ont déjà débuté. Les choses risquent bien de se compliquer encore à partir de juin 2020 puisque les opérations entreront dans une phase critique. Une période que craignent les commerçants abonnés et occasionnels.

Du côté de la Ville, on assure que la Batte se tiendra toujours bien sur les quais, mais qu’elle devra être quelque peu modifiée en fonction de l’avancée des travaux. “Nous avons déjà dû déplacer les commerçants de la rue de la Cité. On a pu les placer dans le marché, à des endroits où il y avait des trous”, explique Olivier Boussart, du cabinet de Madame Fraipont, échevine du Commerce. Toutefois, ce tronçon en travaux est assez court et représente peu de commerçants. Les choses vont être bien plus difficiles quand cela concernera l’artère principale de la Batte. “Heureusement, les travaux se dérouleront en plusieurs phases avec, des premiers travaux côté façade et ensuite côté Meuse. On pourra donc encore déplacer au mieux les commerçants ambulants. Il faudra juste faire attention à ceux qui ont besoin d'électricité, puisque l'on n’a pas des bornes en nombre infini”, ajoute le cabinet.

Ils retrouveront leur emplacement

Durant toute la période des travaux, les 230 commerçants abonnés auront la garantie d’avoir une place sur le marché. En revanche, ce ne sera pas le cas pour les commerçants occasionnels. Cela s’explique par le manque de place et “l’impossibilité de prolonger la Batte du côté de la place des Déportés, à cause des bus, et de l’espace réduit disponible après le parking de la Grand Poste et de la passerelle”, précise-t-on au cabinet de l’échevine. Et au terme des travaux, et en fonction de la nouvelle réalité de terrain, la Ville s’engage à replacer chaque ambulant sur son emplacement initial.

La Batte, patrimoine oral et immatériel

Pour le dernier jour de visite de la maquette du tram place Tivoli, une action de soutien à la Batte, baptisée Batt’tram, se déroulera ce dimanche, dès 12h30, avec diverses animations musicales. “On a choisi le nom de Battr’tram parce qu’il fait écho au super-héros Batman et que nous sommes, en quelque sorte, les défenseurs des commerçants ambulants qui, pour la plupart, font leur plus gros chiffre sur le marché dominical liégeois”, indique Olivier Boussart. Du côté de la Fédération nationale du commerce ambulant, on se dit satisfait par la réaction des autorités communales.

Les autorités liégeoises s’engagent également à faire reconnaître ce marché dominical comme patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un dossier a été rentré en 2016, mais il a subi un coup d’arrêt. Cette reconnaissance aurait une véritable résonance à l’international, plaide Elisabeth Fraipont.

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