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"La bombe a explosé", a écrit Laura, 12 ans, avant de mettre fin à ses jours

Laura, 12 ans, de Durbuy, a mis fin à ses jours le 3 décembre dernier. La jeune fille était victime de harcèlement et s'est sentie trahie. Ses parents lancent un appel.

Cela peut arriver à n'importe qui. C'est ce qui vient à l'esprit quand on voit cette famille unie de quatre enfants, dévastée par la perte de la cadette. Laura a mis fin à ses jours en se pendant dans sa chambre en soirée et a été découverte par sa soeur âgée de 16 ans. Son papa a tenté un massage cardiaque pour la réanimer, en vain.

"Rayon de soleil"
Pour Eva, sa maman, c'est "l'incompréhension totale", indique-t-elle à Sudpresse. "On se parle beaucoup, on communique sans arrêt. Elle ne nous a rien confié. Elle était toujours aussi souriante." Elève de première secondaire au collège Saint-Roch de Ferrières, son "rayon de soleil" n'a pas supporté une trahison d'amitié qui l'a menée à être harcelée sur les réseaux sociaux"."Laura n'était pas une faible, tient-elle à préciser à RTL, elle était hypersensible".

Dans une lettre à l'attention de sa famille, l'adolescente explique les raisons de son geste. "La bombe a explosé", a-t-elle écrit. "Elle était véritablement acculée", explique sa maman.

Appel
Face à ce drame, la famille de Laura tient à passer un appel, afin que leur fille ne soit pas morte en vain. "Les enfants, parlez à vos parents, à vos proches et les parents, ne jugez pas, ne dites pas que ce n'est rien", prévient la mère de Laura.

Ne pas juger
De son côté, le directeur du collège Saint-Roch, Benoît Dardenne, a diffusé un communiqué sur le site internet de l'école: "Que s'est-il donc passé dans la tête et dans le cœur de Laura, une jeune fille joyeuse et pleine de projets qui aimait tant sa nouvelle école et qui était un rayon de soleil dans sa famille? La question nous taraude tous... nous ébranle...", écrit-il. Le directeur invite cependant "à recevoir la terrible nouvelle sans juger, sans chercher ni le pourquoi ni le comment..." "Quand une question aussi grave s'impose à nous, nous cherchons naturellement des réponses, mais le mystère de la raison de ce geste ne peut se réduire à une ou quelques causes."

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