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Image d'illsutration "Grève des gardiens de prison en 2016" © photo_news

La CGSP dépose un préavis de grève pour les prisons bruxelloises

La CGSP a adressé un courrier au ministre de la Justice Koen Geens afin de souligner les promesses non tenues dans le secteur des prisons par son administration en termes de cadre des agents, de surpopulation et d'investissements. Michel Jacobs, secrétaire fédéral CGSP-AMiO, a affirmé jeudi à l'agence Belga qu'il introduirait un préavis de grève pour les établissements pénitentiaires bruxellois, pour vendredi matin au plus tard.

Le protocole 464, approuvé en février 2018, garantit normalement un cadre de 6.825 équivalents temps plein (sans rappeler l'objectif initial du protocole 436 qui promettait 7.075 ETP). Selon les derniers chiffres disponibles, les prisons n'en comptaient toujours que 6.715,68 en mars 2018, contre 6.771 en novembre 2017.

Quant aux investissements, ils "avaient pour but d'améliorer les conditions de détention des détenus, l'amélioration des conditions et de la charge de travail des agents, la diminution de la surpopulation". Or, "elles se dégradent encore dans plusieurs établissements", dénonce le syndicat.

La surpopulation carcérale
Enfin, la CGSP pointe la surpopulation, dont le "constat est un échec total". En outre, M. Jacobs regrette la volonté du ministre, "qui fait passer le budget avant la sécurité", de vouloir instaurer le service minimum plutôt que d'attaquer le problème à la racine.

Le message du comité de concertation des établissements bruxellois (Saint-Gilles, Forest et Berkendael), qui s'est réuni jeudi matin, est clair: les engagements dans le cadre du plan Rosetta (convention premier emploi, pour favoriser l'insertion des jeunes sur le marché du travail) "pour combler les trous" ne sont pas acceptables.

Le secrétaire fédéral a promis qu'il déposerait un préavis de grève jeudi soir ou vendredi matin.