La Première ministre Sophie Wilmès
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La Première ministre Sophie Wilmès © BELGA

La crise du coronavirus va faire exploser le déficit public belge

La crise du coronavirus va faire exploser le déficit public de la Belgique, qui pourrait grimper à 7% du Produit intérieur brut (PIB), rapporte jeudi le journal "De Tijd" en se basant sur des chiffres fournis par la Banque nationale.

L'impact économique de la pandémie du Codiv-19 entraîne une augmentation du déficit budgétaire d'au moins 5 points de pourcentage, indiquent des estimations. Alors que le déficit budgétaire prévu avant la crise était de 2% du PIB, il risque de s'élever à 7%, soit plus de 30 milliards d'euros, ajoute le quotidien. 

Selon "De Tijd", l'impact de la récession attendue sur les finances publiques en particulier pèsera sur le budget. Une économie en déclin signifie que les dépenses augmentent dans le domaine social et que les recettes fiscales diminuent. 

Quid de la dette publique?

Les ministres européens des Finances ont approuvé lundi la proposition de la Commission européenne de suspendre temporairement les règles budgétaire de l'Union, afin de donner aux États membres la possibilité d'investir lourdement dans la lutte contre le coronavirus et dans la réponse aux conséquences socio-économiques de la crise.

En temps normal, le Pacte de stabilité et de croissance contraint les États membres à garder sous contrôle leur dette et leur déficit publics. Selon ces termes, les déficits publics ne devraient pas dépasser les 3% du Produit intérieur brut (PIB) et les gouvernements doivent respecter une trajectoire de retour à l'équilibre structurel. 

La dette publique, elle, ne devrait pas dépasser les 60% du PIB, à moins de se réduire suffisamment chaque année.

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    Il faudra en premier lieu rouvrir les écoles, graduellement cesser le télétravail, et puis après rouvrir les cafés et restaurants, estime la ministre de l’Economie Nathalie Muylle (CD&V) en évoquant un retour à la normale après la pandémie de Covid-19. “C’est pourquoi nous devons soutenir au maximum le secteur horeca: nous oeuvrons avec chaque secteur à des mesures spécifiques pour rendre la relance possible”, assure-t-elle lundi dans Het Laatste Nieuws.