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Tom (38) met zijn echtgenote Epiphanie en hun drie kindjes Arwin (2), Syrah (6) en Kensi (9). © Henk Deleu

La dernière volonté d’un père de famille en phase terminale: voir la maison dans laquelle ses filles grandiront sans lui

Tom (38 ans) d’Ooigem (Flandre-Occidentale), malade en phase terminale, avait encore un souhait: voir la nouvelle maison où sa femme Epiphanie et leurs trois enfants Kensi (9 ans), Syrah (6 ans) et Arwin (2 ans) vivront sans lui. Les ambulances Wens l’y ont aidé. “Je voulais être sûr que ma famille y serait bien”, dit-il. “Cela signifie beaucoup pour moi.”

Tom a été diagnostiqué d’un cancer de l’estomac il y a six ans. Grâce à un traitement intensif, il a connu plusieurs bonnes années, mais depuis l’an dernier, la maladie s’est accélérée.

“Juste avant Noël, Tom a été hospitalisé”, explique sa femme Epiphanie Dewitte (33 ans). “Il est rentré à la maison quelques jours après le Nouvel An, mais il s’est affaibli très vite. Il est de nouveau à l’hôpital depuis le 17 janvier”. Tom ne rentrera plus chez lui. “J’ai une infection des poumons, et j’avais encore deux choix”, indique-t-il. “Soit prendre des antibiotiques pour essayer de réduire cette infection, soit une sédation palliative. J’ai choisi cette dernière. Je suis fatigué”. Il y a quelque temps, avant que les choses ne tournent si mal, Epiphanie et Tom avaient décidé de construire une maison. “Tout ce dont Tom a besoin serait installé au rez-de-chaussée”, explique Epiphanie. “La chambre, la salle de bain... pour qu’il puisse y vivre confortablement. Bien sûr, nous ne pensions pas que cela se ferait aussi vite et qu’il n’aurait pas l’occasion d’y vivre”.

Citation

J'essaie d'être heureux pour ma famille. Dans cette nouvelle maison, ils n'auront aucun souvenir de moi ou de la façon dont j'ai été malade. Ce sera un nouveau départ pour eux.

Tom, 38 ans

“Nouveau départ”

Ces derniers mois, Tom a souvent pensé au projet de construction. “Même maintenant, alors qu’il vit ses derniers jours, il n’arrête pas d’y penser. Où doivent être installés les tuyaux, où doivent se trouver les arrivées, etc. “Je veux juste m’assurer qu’Epiphanie et les enfants seront bien quand je serai parti. Qu’ils soient à l’aise pendant plusieurs années dans une maison entièrement achevée. J’essaie d’être heureux pour ma famille. Dans cette nouvelle maison, ils n’auront aucun souvenir de moi ou de la façon dont j’ai été malade. Ce sera un nouveau départ pour eux”. La dernière fois que Tom est allé visiter le chantier, c’était il y a quelques mois. Il n’y avait que les fondations. “Entre-temps, la maison est sortie de terre et la façade est terminée”, précise Epiphanie. “Tom était si impatient de revoir sa maison. Il venait de regarder les plans et il est vrai qu’en réalité, c’est un peu différent”.

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Grâce aux Ambulances Wens, Tom a pu se rendre sur le chantier de sa maison en construction dans laquelle il n’aura malheureusement jamais l’occasion de vivre. © Ambulance Wens

Un mari, un ami et un père fantastique

L’hôpital a parlé à Tom d’Ambulance Wens Belgique, une organisation qui tente de réaliser les derniers vœux des patients en phase terminale. “Ces souhaits peuvent être très différents”, souligne Jan Schraepen, le fondateur. “Une dernière fois en mer, assister au mariage d’un membre de la famille,... ou dans le cas de Tom, visiter son nouveau domicile.” Tom est très reconnaissant vis-à-vis d’Ambulance Wens Belgique. “Que j’aie pu revoir cette maison signifie beaucoup pour moi.”

Dire au revoir à Tom sera difficile pour Epiphanie et les enfants. “En tant que couple, vous avez toujours eu des hauts et des bas au fil des ans, mais je n’exagère pas quand je dis que Tom a été mon roc pendant toutes ces années. C’est un homme fantastique, un père génial et un super ami”.

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Une ambulance a conduit Tom sur place. © Ambulance Wens
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© Ambulance Wens
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Tom et sa famille devant le chantier. © Ambulance Wens
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© Ambulance Wens
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