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Didier Reynders a décroché le poste européen qu'il convoitait depuis cinq ans. © Photo News

La désignation de Didier Reynders ne fait pas que des heureux

Les réactions se sont succédées durant la nuit à la suite de l'annonce de Charles Michel du choix du libéral Didier Reynders comme candidat commissaire européen pour la Belgique. La N-VA et les partis qui se trouvaient dans l'opposition au fédéral sont prompts à regretter l'absence d'un débat parlementaire en bonne et due forme, tandis que les libéraux flamands, partenaires de la coalition sortante, n'ont pas manqué d'applaudir la désignation d'un collègue de gouvernement. 

Gwendolyn Rutten, présidente de l'Open Vld, conclut un tweet posté dimanche matin par un "Merci, Didier. Bonne chance." Elle souligne d'abord "la tradition européenne forte de notre pays et de la famille libérale", souhaitant ensuite au vice-Premier, "au nom de l'Open Vld", "beaucoup de succès dans sa candidature". 

Silence au CD&V

Du côté du CD&V, troisième partenaire du gouvernement en affaires courantes "Michel II", on reste assez silencieux. Ni Koen Geens, qui n'a pourtant pas manqué de souligner l'exploit des Red Lions en hockey samedi soir, ni Kris Peeters, dont le nom circulait comme potentiel candidat parallèlement à celui de Reynders, ni le président de parti Wouter Beke ne se sont empressés de pianoter pour partager une réaction via Twitter. 

Di Rupo “prend acte”

Depuis les rangs des autres partis, le souhait d'un débat parlementaire revient dans beaucoup de réactions. Plusieurs partis avaient déjà émis ce souhait au préalable, sans être suivis par le gouvernement minoritaire.
Elio Di Rupo, président du PS, a "pris acte" dès samedi soir de la décision du gouvernement de proposer Didier Reynders au poste de commissaire européen, a-t-il sobrement relayé dans un tweet. "J'espère qu'un débat public approfondi pourra se tenir au Parlement fédéral afin de débattre des options que le candidat commissaire défendra auprès de l'Union européenne", ajoute-t-il.

“Une violation de la Constitution”, estime Olivier Maingain

DéFI semble plus virulent, Olivier Maingain fustigeant dès samedi soir un gouvernement Michel "ultra minoritaire et désavoué aux élections" de mai dernier. Pour le président de DéFI, la désignation opérée n'était ni plus ni moins qu'un "coup de force constitutionnel", une "violation de la Constitution" de la part de l'exécutif en affaires courantes. Le parti "demande la convocation de la Chambre" pour y "mettre un terme", conclut-il. 

Les Verts regrettent l’absence d’un débat

Les Verts, via communiqué, ont quant à eux regretté l'absence d'un "débat préalable large au sein du Parlement", taxant le processus de "surenchère entre partis traditionnels sur quelques noms de candidats potentiels".

 Georges Gilkinet, chef de groupe à la Chambre, précise espérer encore au sein de l'assemblée parlementaire un "débat de fond sur l'avenir de l'Europe" et sur les engagements que devrait porter la Belgique au niveau européen. "Nous réitérerons cette demande auprès de la Conférence des présidents de la Chambre et du Gouvernement en affaires courantes", poursuit-il. 

L'Ecolo Saskia Bricmont, députée européenne, ajoute un regret peu évoqué: celui d'avoir désigné un homme, alors même qu'il y avait eu une "demande explicite de la future présidente Von der Leyen d'une Commission paritaire".

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