La police de Beersel choquée par les critiques

Le corps de police de Beersel s'est dit choqué par les critiques formulées par les victimes civiles de la fusillade de Lot. "Le reproche touche particulièrement fort le corps de police. Surtout les personnes qui étaient sur place le soir des faits", souligne le commissaire Robert Van den Brempt.

La policière Kitty Van Nieuwenhuysen a été tuée et un de ses collègues a été blessé par des malfaiteurs lors de cette intervention dans la nuit de 3 au 4 décembre. Avant l'arrivée de la police, les malfaiteurs avaient pénétré de force dans la maison de la famille. Ils avaient fait feu sur Ismael Sacoor qui avait pris trois balles dans le ventre et dans les jambes, alors qu'il cherchait à protéger ses enfants.

Vendredi, la famille Sacoor, dans une lettre ouverte dans la presse flamande, a dénoncé le comportement "non professionnel, arrogant et négligent" des policiers arrivés après le drame. Mme Sacoor a notamment écrit que les policiers ne s'occupaient pas de son mari.

"Lorsque des policiers se rendent sur place dans pareille situation, ils ont, dans les premières minutes, d'autres priorités que l'aide aux victimes. On doit déterminer ce qui s'est précisément passé, si des auteurs sont toujours sur place et s'il faut régler le trafic. Depuis le début, tout a été fait pour aider tout le monde. Une ambulance a été immédiatement appelée pour les deux blessés. Il n'y a pas eu de traitement prioritaire pour le policier blessé. Dans de telles circonstances, si l'on doit attendre une ambulance, les minutes paraissent des heures", dit M. Van den Brempt.

"Il y a évidemment eu dans un premier temps beaucoup d'attention pour la victime qui était morte. C'était aussi le cas dans les médias dans les jours qui ont suivi. Je peux m'imaginer que la victime civile s'est sentie délaissée. Très rapidement, notre service d'aide aux victimes lui a offert ses services ainsi qu'à sa famille. Nous lui avons témoigné notre solidarité. Je déplore qu'ils aient manifesté leur mécontentement dans une lettre ouverte plutôt que de nous contacter directement", poursuit M. Van den Brempt. (belga)

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