La police saisit 180.000 tests de diagnostic sur le point d’être vendus à l’étranger par une entreprise wallonne

La police et la Protection civile ont effectué jeudi auprès d'une entreprise wallonne une saisie portant sur 180.000 tests de diagnostic du coronavirus et un stock de réactifs qui pourrait servir à plusieurs centaines de milliers de tests. L'information, rapportée par Het Laatste Nieuws, a été confirmée par le cabinet du ministre de l'Intérieur Pieter De Crem.

Pieter De Crem
Plein écran
Pieter De Crem © BELGA

Le SPF Santé publique avait informé le cabinet du ministre de la présence de tels tests et réactifs. En raison de la pénurie mondiale de tests de diagnostic du Covid-19, cette cargaison risquait d'être vendue à l'étranger. Le ministre De Crem a donc émis une ordonnance de saisie.

“Éviter qu’ils ne soient exportés”

"Une situation sans précédent exige des mesures sans précédent", commente le ministre. "Nous avons, dans l'intérêt du pays et de nos compatriotes, immédiatement agi afin de mettre la main sur ces tests. Nous avons ainsi pu éviter qu'ils ne soient exportés."

“Dans l’intérêt national”

Selon le cabinet de l'Intérieur, il n'y a rien à reprocher à l'entreprise car il n'est évidemment pas interdit, pour une société, de vendre ses produits à l'étranger. Mais la démarche de saisie était dans l'intérêt national et l'entreprise concernée aurait d'ailleurs bien collaboré avec la police et la Protection civile. La société va être indemnisée pour les tests "à un prix conforme au marché", signale cabinet, pour autant que les tarifs ne s'affolent pas en raison de la crise actuelle.

  1. Les Belges se disputent moins avec leur partenaire, mais plus avec leurs enfants pendant le confinement

    Les Belges se disputent moins avec leur partenaire, mais plus avec leurs enfants pendant le confine­ment

    Une enquête menée par l’agence iVOX auprès de 5.000 Belges nous en apprend davantage sur le bonheur (familial) en pleine crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Selon l’étude, nous nous disputons moins avec notre partenaire, mais plus souvent avec les enfants. Dans le même temps, nous sommes reconnaissants de pouvoir passer plus de temps avec nos familles et nous voulons améliorer nos vies après cette crise.
  2. Qader, réfugié afghan, fabrique des masques: “Je veux donner en échange de toute l’aide que je reçois ici en Belgique”
    Roulers

    Qader, réfugié afghan, fabrique des masques: “Je veux donner en échange de toute l’aide que je reçois ici en Belgique”

    Du matin au soir, Mohammad Qader Mohammadi, 42 ans, est assis derrière sa machine à coudre pour fabriquer des masques buccaux pour le personnel soignant. Qader a fui son pays natal, l’Afghanistan, il y a plus de dix ans. Durant cette crise sanitaire, il souhaite rendre service à la Belgique qui l’a aidée. “Je suis diabétique, donc j’appartiens moi-même au groupe à risque, mais je sais combien il est important de bien vous protéger”, confie-t-il.