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La récupération macabre des dents des morts à Waterloo

Alors qu'au soir du 18 juin 1815, la plaine de Waterloo offrait un spectacle de désolation avec ses milliers de cadavres et d'agonisants, les détrousseurs de cadavres se préparaient déjà, dans l'ombre, pour récupérer tout ce qui était revendable ou utilisable. Tout était recyclable au XIXe siècle, même les cadavres qui terminaient parfois en engrais et dont on récupérait les dents pour garnir les dentiers des nantis. La récupération de dents des cadavres - de jeunes hommes pour la plupart - sur le champ de bataille a donné le nom de "Waterloo Teeth" (dents de Waterloo) aux dents de morts récupérées tout au long du XIXe siècle sur les champs de bataille.

"Au XIXe siècle, tout le monde s'improvisait dentiste. Du tailleur d'ivoire aux chimistes, en passant par les perruquiers ou même les forgerons", a expliqué Rachel Bairsto, de la British Dental Association's museum (Musée de l'association dentaire britannique) à la BBC. Avec la consommation de sucre en pleine explosion, la demande de fausses dents était très importante.

Des espèces de dentiers rudimentaires étaient notamment fabriquées grâce à des morceaux d'ivoire ou de dents récupérées sur des cadavres de condamnés. Mais, les dents humaines, plus résistantes, étaient peu nombreuses en regard de la demande massive. Après la bataille de Waterloo, des milliers de cadavres gisaient au même endroit et ont suscité l'intérêt des pilleurs de tombes. "Il y avait des tas de cadavres dans un endroit concentré. Les dents ont été arrachées par des soldats survivants, des locaux ou des charognards venant expressément de Grande-Bretagne", explique Mme Bairsto.

Revendues aux "dentistes" de l'époque
Les dents récupérées et revendues aux "dentistes" de l'époque étaient ensuite triées et taillées. Le terme "Waterloo Teeth" s'est ensuite appliqué aux récupérations de dents sur les champs de bataille du XIXe siècle. Ce n'est qu'à partir de la moitié du XIXe siècle que les dents en porcelaine ont fait leur apparition et que les dents humaines ont été abandonnées pour la confection de dentiers.

  1. Indemnités de sortie faramineuses de Nethys: les informations transmises au juge d'instruction
    Mise à jour

    Indemnités de sortie faramineu­ses de Nethys: le juge d'instruc­ti­on averti

    Le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS), a reçu, mercredi soir, les informations relatives aux indemnités octroyées aux anciens membres du comité de direction de Nethys, Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer. Elles ont été transmises dans la foulée au juge d'instruction afin d'être versées au dossier de la procédure judiciaire en cours. Le ministre va proposer, demain au gouvernement wallon de se porter partie civile dans le dossier Enodia-Nethys, a-t-on appris mercredi soir. Selon le journal Le Soir, le total de ces indemnités atteindrait près de 19 millions d’euros, dont 12 millions rien que pour Stéphane Moreau.