Kris Peeters, ministre de l'Emploi
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Kris Peeters, ministre de l'Emploi © photo_news

La redéfinition du travail convenable ne changera pas grand-chose

Le gouvernement fédéral a quelque peu élargi, dans le dernier accord budgétaire, la notion administrative de travail faisable. Les demandeurs d'emploi pourront être sanctionnés s'ils refusent un travail qui ne correspond non plus seulement à leurs formations, mais également à leurs compétences.

Si, selon L'Echo, le ministre de l'Emploi, Kris Peeters, table sur un retour de 20 millions d'euros avec cette nouvelle mesure, du côté du Forem on ne s'attend pas à un changement significatif. "Dans les faits, c'est déjà le cas", explique l'administratrice générale Marie-Kristine Vanbockestal. "Tous les demandeurs d'emploi veulent qu'on leur propose un vaste spectre d'emplois."

Pour le service public wallon de l'emploi et de la formation, cette légère modification lexicale "ne changera pas grand-chose". En 2016, seuls 53 cas de refus d'un emploi dit convenable ont été sanctionnés en Wallonie, soit un nombre "vraiment minime" par rapport à l'ensemble des personnes cherchant un travail.

A Bruxelles, on se veut plus prudent. Tout dépendra "de comment est interprété la phrase ajoutée", souligne le porte-parole d'Actiris, Jan Gatz. Mais dans les faits, l'organisme bruxellois "travaille déjà sur base de compétences" et prend donc "déjà en compte l'expérience". Concrètement, les demandeurs d'emploi définissent avec le conseiller Actiris leur "projet professionnel", qui reprend tant la formation que l'expérience acquise. "Il est rare que l'on refuse un emploi qui rentre dans ce projet professionnel", précise M. Gatz.

Du côté du Réseau belge de lutte contre la pauvreté, on estime cette mesure décalée par rapport à la réalité. "Les demandeurs d'emploi ne demandent pas mieux que d'avoir un travail de qualité", rappelle David Praile.

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